Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, a dévoilé des infrastructures d'IA et des robots lors du GTC Berlin, soulignant le rôle de l'Europe dans la production d'IA et présentant des technologies de pointe.
Le PDG de Nvidia présente sa stratégie en IA lors de la GTC Berlin
Lors de la conférence GTC Berlin, mercredi 21 octobre, le PDG de Nvidia, Jensen Huang, a présenté une version condensée de l'approche de l'entreprise en matière d'intelligence artificielle, en insistant sur les infrastructures lourdes, la géopolitique et un fort sens du spectacle. Jensen Huang, qui venait d'achever une tournée à Paris, Londres, Stockholm et Dublin, a souligné que l'Europe doit non seulement consommer de l'IA, mais aussi en produire. Nvidia a déjà engagé près de 10 milliards de dollars (environ 8,9 milliards d'euros) dans l'écosystème technologique européen.Un nouveau module de centre de données pour l'IA
Jensen Huang a abordé la question des infrastructures en présentant le DSX POD, un module préfabriqué de centre de données pour l'IA, qui peut être opérationnel en 14 jours une fois installé sur un site déjà raccordé aux circuits électriques et de refroidissement. Le DSX POD comprend sept baies Vera Rubin NVL72, chacune contenant 72 GPU, ainsi que l'ensemble des équipements réseau, l'électronique de gestion et le refroidissement liquide.Estimation des coûts du DSX POD
Le DSX POD devrait coûter cher : chaque rack NVL72 est estimé entre 5 et 7 millions de dollars, ce qui porte le coût total d'un seul conteneur entre 35 et 49 millions de dollars (environ 30 à 42 millions d'euros).Un nouveau cadre de régulation pour les agents d'IA
Parallèlement, Nvidia aborde la régulation des agents d'IA avec une nouvelle architecture de référence appelée OpenShell, basée sur le logiciel open source du même nom. Cet outil enferme les agents d'IA dans un « bac à sable », un espace virtuel strictement isolé, afin d'empêcher les actions destructrices ou les fuites de données.Une pile matérielle pour une exécution sécurisée de l'IA
Nvidia recommande de combiner ses GPU Vera Rubin pour le raisonnement des modèles, ses processeurs Vera pour l'exécution des agents, et ses cartes réseau programmables BlueField-4 pour appliquer en temps réel les règles de sécurité. Il ne s'agit pas d'un nouveau produit vendu séparément, mais d'une méthode clés en main destinée à encourager l'adoption de l'ensemble de la pile matérielle.Des robots Microduck pour démontrer les capacités de l'IA
Pour illustrer les applications concrètes de ces infrastructures et de ces agents, quatre robots Microduck, de petits robots bipèdes en forme de canard, ont été présentés sur scène. Conçus par Pollen Robotics, une entreprise basée à Bordeaux et rachetée par Hugging Face en 2025, ces robots sont disponibles à la précommande au prix de 399 dollars hors taxes (environ 355 euros), avec une livraison promise avant Noël.Un trajet de marche généré par l'IA pour les robots
Les robots ont montré comment un agent d'IA local fonctionnant sur un PC RTX Spark a généré un trajet de marche et modélisé le petit canard dans le simulateur de maison Isaac Sim. L'entraînement intensif est passé par les serveurs cloud de Nvidia avant d'être directement transféré au Microduck réel présent à Berlin.Un robot humanoïde pour la recherche en IA
Pour la recherche industrielle, Nvidia a dévoilé Agile ONE SN, un robot humanoïde de référence destiné aux chercheurs, dont la disponibilité est prévue l'an prochain. Ce robot dispose de 31 degrés de liberté pour tester et entraîner la prochaine génération d'intelligences artificielles physiques.