Une femme de 34 ans nommée Wanying Zhang a été arrêtée à Los Angeles le 4 octobre par le Federal Bureau of Investigation (FBI) alors qu’elle tentait de quitter les États-Unis pour la Chine. Elle est accusée d’avoir espionné la famille du président taïwanais Lai Ching-te, en surveillant particulièrement le fils du président et ses associés vivant aux États-Unis. Selon les autorités américaines, Zhang a partagé avec des responsables chinois des photos, des vidéos et des informations sur les plaques d’immatriculation, permettant de suivre les déplacements du fils de Lai Ching-te et de sa famille. Zhang a été interpellée à l’aéroport de Los Angeles et doit comparaître devant un tribunal fédéral plus tard cette semaine. Son arrestation a été critiquée par Taipei, qui y voit un exemple de « répression transnationale ». Le bureau de Lai Ching-te a confirmé que les actions ciblaient des membres de la famille du président. Karen Kuo, porte-parole du gouvernement taïwanais, a déclaré que de telles pratiques ne devraient pas être tolérées dans le monde moderne et a exprimé sa gratitude envers les autorités américaines pour avoir protégé les citoyens taïwanais. Le directeur du FBI, Kash Patel, a commenté cette arrestation en soulignant que tenter de quitter le pays en surveillant la famille d’un dirigeant étranger aux États-Unis serait impossible. Il a mis en garde les adversaires étrangers contre l’idée que les États-Unis ne constituent plus un lieu sûr pour l’espionnage. Zhang, qui réside à Irvine, en Californie, avait prévu ce voyage avec un complice et utilisé des méthodes pour éviter d’être détectée, selon Bill Essayli, procureur fédéral en Californie. Cet incident survient dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et la Chine, la sécurité de Taïwan étant un enjeu majeur. Les États-Unis sont le principal fournisseur d’équipements militaires à Taïwan, et Taipei attend l’approbation d’un contrat militaire record de 14 milliards de dollars. Plus tôt, l’ancien président américain Donald Trump avait qualifié ce contrat de « très bon atout de négociation » avec la Chine, suscitant des inquiétudes quant à son impact sur la sécurité de Taïwan.