Le Sénégal cherche des financements pour un réseau de gazoducs

Le Sénégal demande 530 millions d'euros (environ 595,5 millions de dollars américains) pour construire trois tronçons d'un réseau de gazoducs de gaz naturel, selon le Senegal Gas Network (RGS). Le projet a été annoncé lors de l'African Energy Week (AEW) à Le Cap et doit démarrer en 2027, avec un achèvement prévu pour 2029.

Le RGS offre des incitations pour attirer les investisseurs

Le RGS, une entreprise publique chargée de gérer le système de transport de gaz naturel du Sénégal, propose une concession renouvelable de 15 ans ainsi qu'un cadre tarifaire pour attirer les investisseurs. Le projet promet un taux de rendement interne de 20 %, selon les déclarations de Pape Momar Lo, directeur général du RGS.

Tronçons du gazoduc et leurs capacités

Les trois tronçons du gazoduc, baptisés Vert, Bleu et Orange, s'étendront sur 255 km au total. Le tronçon Vert, dont le coût est de 220 millions d'euros, transportera 300 millions de pieds cubes standard de gaz par jour. Les tronçons Bleu et Orange se raccorderont à des centrales électriques et à des sites industriels, avec des capacités respectives de 713 millions et 300 millions de pieds cubes standard par jour.

Avancement antérieur du gazoduc et projets futurs

Une première phase du projet de gazoduc, lancée en septembre 2026, comprend un pipeline de 85 km reliant le hub gazier GTA à une centrale électrique de 250 MW à Gandon. La section nord de ce pipeline a atteint un taux d'achèvement de 25,8 %. Les extensions futures visent à relier des sources de gaz comme GTA, Yakaar-Teranga et Sangomar à d'autres centrales électriques.

Objectifs du gazoduc et défis énergétiques actuels

Le directeur du RGS a souligné que les investissements dans le gazoduc s'inscrivent dans les objectifs du Sénégal, à savoir accroître la production d'électricité à partir du gaz, favoriser la croissance industrielle et réaliser sa vision de développement à l'horizon 2050. Les coupures de courant survenues en septembre ont mis en évidence des problèmes d'approvisionnement en carburant et de capacité de production, soulignant la nécessité d'une infrastructure améliorée.

Les défis ferroviaires et énergétiques de l'Afrique

L'Afrique investit dans les infrastructures ferroviaires, mais la connexion entre les différents réseaux demeure un défi, selon des rapports récents. Par ailleurs, TGS retraitera des données sismiques en Guinée-Bissau après la Libye, malgré la position du pays dans le bassin sédimentaire de MSGBC, où plusieurs gisements pétroliers potentiels ont été identifiés mais non confirmés.