Le Sénégal veut moderniser ses infrastructures hydrauliques

Le Sénégal s'efforce d'améliorer la gestion de l'eau et ses infrastructures, face à une demande croissante et à des ressources limitées. Le gouvernement s'est fixé des objectifs ambitieux pour garantir l'accès à une eau potable et une utilisation durable sur l'ensemble du territoire.

Nouvel objectif de financement annoncé

Le ministre sénégalais de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a annoncé un objectif de 4,5 milliards de dollars pour financer les investissements dans l'eau et l'assainissement. Cette annonce a été faite lors d'une réunion préparatoire à la Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026.

Un événement international placé sous le signe de l'eau

L'annonce a été faite au début d'un atelier national de préparation à la Conférence des Nations unies sur l'eau, qui se tiendra à Abu Dhabi en décembre 2026. Cet événement attirera l'attention mondiale sur les défis et les solutions liés à l'eau.

Une initiative présidentielle à l'appui des objectifs

Cheikh Tidiane Dièye a également indiqué que le président Bassirou Diomaye Faye lancera prochainement le Pacte présidentiel pour l'eau. Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'Agenda Sénégal 2050, et vise à obtenir un engagement national en faveur d'une gestion durable de l'eau.

La sécurité hydrique, un enjeu majeur

Selon la Banque mondiale, la sécurité hydrique est un enjeu clé pour le développement du Sénégal. Le pays vise à fournir une eau suffisante et de haute qualité pour tous les usages d'ici 2035, mais les ressources actuelles sont de plus en plus sollicitées.

Une demande croissante et des ressources limitées

La Banque mondiale souligne que les eaux de surface, essentielles à l'agriculture, sont souvent insuffisantes pendant les périodes sèches. La consommation d'eau devrait augmenter fortement d'ici 2035, sous l'effet de la croissance démographique et de l'urbanisation, en particulier à Dakar.

Investissements et réformes nécessaires

La Banque mondiale insiste sur le fait que la sécurité hydrique ne pourra être atteinte sans des investissements substantiels et des réformes institutionnelles. Cela implique notamment la mise à jour des cadres juridiques et l'amélioration de l'organisation des services d'eau et d'assainissement à travers le pays.