Un projet de budget critiqué

Le projet de budget 2027, actuellement examiné par l’Assemblée nationale, fait l’objet de critiques en raison de ses effets potentiels sur les groupes vulnérables. Olivier Noblecourt, président du collectif Alerte, qualifie ce plan de mesure qui « appauvrit les plus pauvres » et souligne que les efforts prévus par le budget sont « entièrement répartis de manière inégale ».

Coupes budgétaires et changements de politique

Le projet prévoit des baisses de financement pour les dispositifs destinés à aider les personnes à s’intégrer dans la société et à bénéficier d’un soutien. Il réoriente également l’allocation de rentrée scolaire vers des publics spécifiques, selon Olivier Noblecourt, qui ajoute que le plan du gouvernement ne s’attaque pas aux causes profondes de la pauvreté ni à ses formes les plus graves.

Un taux de pauvreté toujours élevé

Selon les données de l’Insee, l’institut national de la statistique et des études économiques, le taux de pauvreté en 2024 est resté à 15,4 % de la population, le niveau le plus élevé jamais enregistré depuis la création de cet indicateur, il y a près de trente ans. Cela signifie que 9,8 millions de personnes vivaient en dessous de 60 % du revenu médian, qui s’élevait à 1 337 euros pour une personne seule en 2024.

Les associations de solidarité en difficulté

Les associations de solidarité signalent une forte hausse de la demande pour leurs services, mais aussi une baisse de leurs ressources financières, liée à la réduction des financements publics. Ces structures se sont mobilisées cette semaine pour réclamer un soutien financier accru de la part du gouvernement afin de répondre aux besoins croissants de la population.

Les associations réclament des actions

Tarek Daher, président du Mouvement associatif, qui représente 700 000 associations adhérentes, exprime sa préoccupation de voir que la voix de ces organisations n’est pas entendue. Elles demandent au gouvernement d’augmenter les aides personnelles au logement (APL), la prime d’activité et les prestations familiales, tout en réclamant la suppression du délai d’attente d’un an imposé à certains étrangers en situation régulière pour accéder aux prestations sociales.