Les habitants d’Empalot et des quartiers voisins ont exprimé un profond sentiment d’abandon après trois fusillades survenues en l’espace de trois jours au début du mois d’octobre. Les incidents, qui se sont produits les 4, 5 et 6 octobre 2026 sur la place Aline-Viadieu, ont laissé plusieurs personnes grièvement blessées. Les tirs ont eu lieu au milieu des commerces et à quelques mètres seulement d’une crèche municipale, un lieu de passage fréquenté par les riverains. Un parent a résumé la situation en ces termes : « Le sol est sec, mais nos enfants ne peuvent pas sortir : dehors, il pleut des balles. » Cette situation a engendré un climat de peur comparable à celui que connaissent d’autres secteurs de Toulouse, comme Bellefontaine, les Izards ou la Faourette. Cette violence récente a ravivé le souvenir douloureux du 14 avril 2026, lorsque des coups de feu avaient éclaté près de la crèche en plein jour. Aujourd’hui, l’ensemble de la population d’Empalot et des environs vit dans une angoisse permanente. Parents, habitants et travailleurs des services publics partagent une même inquiétude quant à la sécurité de leurs familles et d’eux-mêmes. Malgré la campagne de la mairie de Toulouse intitulée « Agir + Protéger mieux », le sentiment dominant chez les locaux est celui d’un abandon total. Aucune présence institutionnelle visible, aucun soutien aux équipes locales, ni réunions publiques ou informations claires ne sont à signaler. Les habitants et les familles d’Empalot et des quartiers voisins ont formulé deux demandes urgentes à la mairie de Toulouse. D’abord, ils réclament une présence humaine continue de sécurité dans le quartier et ses équipements. Cela implique un déploiement permanent et visible de mesures de protection autour et à l’intérieur de la crèche, des écoles et des autres espaces publics comme le terrain de jeux, la bibliothèque et le centre culturel La Brique Rouge. L’objectif est d’assurer la sécurité des usagers, des passants et du personnel dans ces lieux. Ensuite, ils exigent une transparence totale et un plan d’urgence complet. Cela passe par la création immédiate d’une cellule de crise ouverte aux habitants, aux parents et au personnel. Cette cellule serait chargée d’élaborer des protocoles de confinement clairs et de fournir des informations détaillées sur les mesures concrètes mises en place pour garantir la sécurité de tous dans le quartier. Les habitants insistent sur la nécessité d’actions durables, et non de simples communications, pour répondre aux préoccupations sécuritaires persistantes dans leur communauté.