17 menaces majeures pour la santé identifiées
Une commission de The Lancet a recensé 17 menaces majeures pour la santé humaine d'ici la fin du siècle, la malveillance dans l'usage de l'intelligence artificielle (IA) et le conflit nucléaire étant classés comme les deux plus grandes menaces, chacune pouvant conduire à l'extinction de l'humanité.L'IA et le conflit nucléaire en tête du classement
Selon le rapport, publié le 11 octobre, l'usage malveillant de l'IA pourrait entraîner une perte de 10,4 milliards d'années de vie en bonne santé (DALY) d'ici 2100, contre 9,35 milliards dans le cas d'un conflit nucléaire provoquant une crise alimentaire mondiale, appelée « famine nucléaire ».Autres menaces importantes pour la santé
Ces deux menaces, qui présentent un « potentiel d'extinction », s'ajoutent à 15 autres menaces pour la santé humaine, chacune capable d'entraîner une perte de plus de 1 milliard de DALY d'ici 2100. Les menaces identifiées comprennent les maladies chroniques, les pratiques addictives, les facteurs socio-économiques, les causes environnementales, les problèmes liés aux maladies infectieuses, la mauvaise santé mentale, et d'autres encore.Des menaces interdépendantes
La commission souligne que ces 17 menaces sont « interdépendantes » et doivent donc être traitées conjointement plutôt qu'individuellement. Cela signifie que s'attaquer à un problème, comme la pollution de l'air, peut aussi contribuer à réduire le risque lié au changement climatique ou aux inégalités de santé.Les conséquences de l'inaction
Sans action, les 17 menaces entraîneraient la perte de dizaines de milliards de DALY d'ici 2100, réparties de manière inégale selon les régions du monde, mais avec un risque important pour chaque pays. Au sein de chaque pays, les personnes les plus pauvres seraient les plus touchées.Recommandations pour faire face aux menaces
Les experts recommandent de mettre en place et de financer des systèmes de santé capables de faire face à ces menaces, reposant sur des structures solides et un financement durable ; d'augmenter nettement les investissements dans les innovations de rupture ; et de créer un « Observatoire mondial des menaces sanitaires du XXIe siècle » permanent chargé de actualiser les évaluations.