L'humanité fait face à 17 menaces majeures d'ici 2100
La prestigieuse revue scientifique The Lancet a analysé 17 menaces susceptibles d'affecter l'humanité d'ici l'année 2100. Ces menaces vont de problèmes de santé, comme l'obésité et les troubles de santé mentale, à des enjeux mondiaux tels que le changement climatique et les inégalités de revenus. L'analyse a été menée par la Lancet Commission, un groupe de 37 experts issus de différents domaines, notamment la santé, l'économie, la sécurité et la technologie.Le conflit nucléaire et l'IA constituent des risques d'extinction
Parmi les 17 menaces identifiées, le conflit nucléaire et l'usage malveillant de l'intelligence artificielle (IA) sont les seules que la commission juge capables de conduire à l'extinction de l'humanité. Bien que la probabilité de ces événements reste faible, leurs conséquences potentielles sont décrites comme une « apocalypse », en raison de leur caractère catastrophique.Une IA malveillante pourrait coûter des milliards d'années de vie en bonne santé
La commission estime qu'un événement lié à une IA malveillante pourrait coûter à l'humanité environ 10,4 milliards d'années de vie en bonne santé d'ici 2100. Ce chiffre est comparable à l'impact des pandémies naturelles ou d'une obésité généralisée. Le rapport reconnaît toutefois que ces estimations sont théoriques, aucun événement mondial lié à une IA malveillante ne s'étant encore produit. Certaines entreprises, comme Anthropic, ont même reconnu que l'IA pourrait présenter un « risque catastrophique ou existentiel pour l'humanité ».Une action urgente est nécessaire face aux menaces mondiales
Le rapport insiste sur la nécessité pour les autorités d'agir de manière proactive, en particulier dans le domaine de l'IA, alors que les grandes puissances mondiales se livrent une course acharnée pour dominer ce secteur. La Dre Natalia Kanem, ancienne directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population et coprésidente de la commission, met en garde : les événements mondiaux récents montrent à quelle vitesse une situation stable peut basculer dans la crise, et combien il est coûteux de ne réagir qu'après une catastrophe. Reste à savoir si cet appel à l'action sera entendu.