Selon la deuxième édition de l’**Observatoire Greenworking x Ipsos bva**, réalisée en mai auprès de 1 100 salariés et 474 managers, l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur privé s’est accélérée. Soixante-treize pour cent des participants déclarent utiliser l’IA au travail, soit une hausse de 10 points par rapport à l’année précédente. Parmi ces utilisateurs, 55 % l’utilisent de manière régulière ou quotidienne, en progression de 13 points. Cette croissance est en grande partie portée par les salariés eux-mêmes, puisque seulement 45 % des entreprises ont officiellement déployé l’IA, un chiffre en hausse de 9 points. Cela suggère que l’utilisation de l’IA sans validation formelle – ce qu’on appelle l’IA fantôme – est répandue.
L’observatoire souligne que l’IA fantôme est la pratique la plus courante en entreprise, révélant que de nombreuses sociétés peinent à intégrer officiellement l’IA. L’usage autonome et informel de l’IA est plus fréquent dans les structures employant entre 50 et 99 salariés, où 41 % gèrent eux-mêmes son intégration. Ce taux atteint 51 % dans les entreprises de 250 salariés ou plus. Le secteur d’activité influence également l’implication de la direction. Les entreprises de services affichent un taux d’intégration de 52 %, tandis que l’éducation, la santé humaine et l’action sociale accusent un retard, avec seulement 28 %.
Tous les salariés ne tirent pas les mêmes bénéfices ou ne rencontrent les mêmes défis avec l’IA. L’observatoire relève que 75 % des utilisateurs constatent une augmentation de la rapidité opérationnelle grâce à l’IA. Toutefois, ce temps gagné est souvent rapidement absorbé par de nouvelles tâches. Seulement 37 % des utilisateurs professionnels utilisent systématiquement des outils d’IA validés par leur employeur, tandis que 54 % informent leur manager de leur utilisation de l’IA.
Les managers sont aussi de grands utilisateurs d’IA : 83 % en font usage, dont 43 % avec des outils approuvés par leur employeur. Selon Greenworking, ils se trouvent entre deux impératifs : expérimenter l’IA pour rester compétitifs et veiller au respect des règles de conformité. La persistance de l’IA fantôme s’explique par les limites des intégrations technologiques actuelles, les cas d’usage institutionnels se limitant souvent à des fonctions basiques.
L’étude met en lumière l’augmentation de la charge de travail liée à l’IA, notamment pour les utilisateurs fréquents. Si 52 % des utilisateurs déclarent une baisse de leur charge mentale, le temps économisé grâce à l’IA est souvent compensé par la nécessité de davantage de contrôles et de vérifications des données. Le changement porte sur l’effort cognitif, qui passe de la production directe à l’audit systématique des résultats générés par l’IA. Ces responsabilités supplémentaires pèsent sur les managers intermédiaires, un groupe dont les effectifs devraient diminuer de 20 % d’ici 2030, selon un rapport du BCG publié le 30 septembre.
L'adoption de l'IA en milieu professionnel révèle des inégalités et un contrôle accru
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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