Changements dans l'assurance maladie en France

Depuis le 1er octobre 2026, de nouvelles règles relatives aux franchises médicales et aux participations forfaitaires sont entrées en vigueur en France. Elles concernent les assurés qui ne sont pas exonérés de ces changements.

De nouveaux plafonds pour les frais de santé

Le plafond annuel cumulé des franchises médicales et des participations forfaitaires est passé de 100 à 140 euros par assuré, réparti en deux enveloppes de 70 euros chacune. L'une couvre les consultations, tandis que l'autre couvre les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires.

Davantage de participations autorisées chaque année

Le nombre maximal de participations forfaitaires pris en compte sur une année est également passé de 25 à 35. Les montants unitaires pour les consultations et les médicaments restent inchangés, à 2 euros et 1 euro respectivement.

De nombreuses personnes restent exemptées

Environ 18 millions de personnes restent exemptées de ces changements, notamment les mineurs, les bénéficiaires du complément de santé solidaire (C2S), les femmes enceintes et les victimes d'actes terroristes. Les contrats de complémentaire santé, y compris ceux proposés par les employeurs, ne peuvent pas rembourser les franchises et participations forfaitaires majorées.

Coût estimé pour les personnes concernées

Selon les estimations de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le surcoût moyen pour la plupart des personnes concernées est inférieur à un euro par mois. Toutefois, les patients atteints de maladies de longue durée, qui ont souvent de nombreux rendez-vous et traitements, peuvent voir leur coût supplémentaire atteindre jusqu'à deux euros par mois.

Raisons de la hausse

La ministre Rist a justifié cette hausse par un « rattrapage », expliquant que les plafonds n'avaient pas changé depuis vingt ans, malgré la hausse du coût de la vie et des prix de santé. Le gouvernement avait d'abord envisagé de doubler le plafond à 200 euros, mais a finalement opté pour une augmentation plus mesurée, de 40 %.

Objectifs plus larges de la réforme

La réforme vise à faire contribuer davantage les assurés aux dépenses de santé, sans augmenter les montants unitaires, qui restent symboliques. Cet ajustement s'inscrit dans un effort plus large de maîtrise des dépenses de l'Assurance maladie, d'autant que les besoins de soins continuent d'augmenter avec le vieillissement de la population et la progression des maladies chroniques.

Évolution du financement des soins

Ces changements illustrent une tendance vers un système de santé qui demande progressivement davantage de participation financière à ceux qui ont le plus besoin de soins, tout en protégeant les populations les plus vulnérables.