Préoccupations des riverains concernant le bruit et la sécurité

Alain Zanetti, porte-parole du collectif de riverains du quai de Confluence, a évoqué le projet de baignade urbaine avec l'émission lyonnaise « 6 minutes chrono » de Lyon Capitale. Il a exprimé ses inquiétudes concernant les nuisances sonores, la sécurité et le nombre de personnes susceptibles de fréquenter le site.

La Métropole approuve le projet sous conditions

La Métropole de Lyon a donné son accord de principe au projet de baignade prévu pour l'été 2027, mais seulement sous certaines conditions. Le collectif reconnaît l'intérêt de proposer davantage d'espaces de baignade publics, mais reste inquiet des répercussions du projet sur les habitants voisins.

Nuisances sonores liées à la configuration du site

Situées à une trentaine de mètres de la future zone de baignade, certaines maisons pourraient subir des nuisances sonores liées à la configuration du site. Alain Zanetti explique que le quai fonctionne comme un amphithéâtre, avec très peu de distance entre les immeubles, ce qui provoque une forte résonance et amplifie le bruit.

Un appel à une saison d'expérimentation

Il estime que la capacité annoncée de 300 personnes est déjà trop élevée au départ et préconise une première saison expérimentale. Selon lui, le projet devrait être testé pendant un an afin d'évaluer ses aspects positifs et ses problèmes avant de décider de le poursuivre.

Les riverains ne peuvent plus bloquer le projet

Le collectif ne considère plus possible de faire obstacle au projet, puisque la Métropole a donné son feu vert, ou du moins autorisé la Ville à aller de l'avant sous conditions. La priorité d'Alain Zanetti est désormais de participer aux discussions sur les conditions concrètes de fonctionnement de la zone de baignade.

Rappel des difficultés du canal Saint-Martin à Paris

Il cite les difficultés rencontrées autour du canal Saint-Martin à Paris, où les riverains auraient subi d'importantes nuisances. Le collectif souhaite être associé à la définition des conditions d'exploitation, de la sécurité et des horaires d'ouverture de la zone de baignade.

Détails du projet et consultation publique

Le projet est né sous le mandat écologiste de Grégory Doucet et prévoit une zone de baignade d'environ 1 500 mètres carrés dans le quai, entre les résidences et le centre commercial. Le site pourrait accueillir jusqu'à 300 personnes. Au printemps dernier, la Ville de Lyon a lancé une vaste consultation, à laquelle 10 000 personnes ont répondu, et environ 74 % des avis se sont révélés favorables.

Conditions de la Métropole et étude d'usage

Au départ, la Métropole s'était elle aussi dite opposée au projet. Les conditions posées par la Métropole comprennent une ouverture limitée à la période estivale, ni au printemps ni à l'automne, des créneaux horaires définis et un dispositif de sécurité et de surveillance adapté. Le collectif souligne qu'une étude d'usage menée par la Ville a fait ressortir 74 % d'avis favorables, mais que très peu de répondants, voire aucun, habitent le long du quai.

Préférence pour une phase test et une capacité limitée

Le collectif estime que le projet devrait être un test et ne pas être pérennisé d'emblée. Selon lui, d'autres lieux pourraient accueillir la baignade sans être immédiatement à proximité des habitations. La capacité annoncée de 300 personnes est jugée trop élevée par le collectif, qui considère qu'une capacité un peu plus restreinte serait plus raisonnable pour démarrer.

Interrogations sur le respect de la capacité et sur les précédents

Les riverains s'interrogent également sur les moyens de garantir le respect de cette capacité et d'éviter les débordements sur le reste du quai. Ils citent l'exemple du canal Saint-Martin à Paris, où les riverains n'avaient pas vu venir le projet et se sont retrouvés dans une situation difficile, avec des nuisances sonores insupportables et de nombreuses incivilités.

Volonté de trouver un équilibre

Le collectif veut éviter que Lyon connaisse la même situation et se dit prêt à trouver un compromis, à discuter et, peut-être, à parvenir à une position équilibrée entre les deux parties.