Des représentants de 196 pays et de l'Union européenne se sont réunis au Mongolie en août 2026 pour la Convention des Nations Unies sur les terres et la désertification, connue sous le nom de Cop17. Le sommet s'est concentré sur la lutte contre la sécheresse et la désertification, mais les négociations ont souvent été lentes et sans conclusion claire, certaines séances durant jusqu'à 4 heures du matin. La dernière session s'est achevée tardivement le 29 août à 2h36 du matin. Malgré les efforts, aucun accord clair n'a été trouvé sur un protocole international contraignant sur la sécheresse, et cette question sera reprise lors du prochain sommet en Égypte en 2027.
La sécheresse était au cœur du débat. L'Afrique du Sud, représentant le groupe africain ainsi que le Togo, a plaidé pour un accord international contraignant pour lutter contre la sécheresse. Cependant, le Royaume-Uni, l'Australie et les Îles Cook s'y sont opposés. L'Inde et la Suriname ont soutenu une approche plus flexible, adaptée aux spécificités de chaque pays. Après plusieurs jours de discussions et de pourparlers bilatéraux, le sommet a annoncé un report, ce qui signifie que la question serait reprise ultérieurement. Les pays restent divisés sur la rigueur d'un accord éventuel, la manière de définir le problème et sur la question de savoir si la responsabilité devrait être globale ou nationale.
La sécheresse n'est pas qu'un problème au Mongolie. Au Royaume-Uni, des sécheresses sévères ont entraîné des réservoirs vides et des restrictions d'eau, avec 71,3 % d'Angleterre toujours en situation de sécheresse. À l'échelle mondiale, le changement climatique a provoqué des sécheresses et des inondations sur tous les continents, y compris l'Antarctique. En août 2026, un glissement de terrain dévastateur de boue et de rochers dans les Himalayas, déclenché par l'effondrement d'un glacier, a causé des inondations dévastatrices à la frontière entre le Népal et le Tibet, avec un bilan humain qui continue d'augmenter. Ces événements soulignent l'impact croissant des catastrophes liées au climat à l'échelle mondiale.
Malgré l'urgence, les délégués à Cop17 ont eu du mal à s'accorder sur la manière d'aborder la sécheresse. Ils étaient en désaccord sur la rigueur des engagements, sur la manière de décrire le problème et sur la question de savoir si la responsabilité devrait être partagée à l'échelle mondiale ou assumée par chaque pays individuellement. Cette désaccord reflète un défi plus large : les trois principaux traités environnementaux des Nations Unies - sur le climat, la biodiversité et les terres - fonctionnent comme des systèmes séparés avec des règles et des structures de reporting différentes. Cette fragmentation a rendu difficile la création d'une approche unifiée, même si les trois problèmes sont étroitement interconnectés.
La Convention des Nations Unies contre la désertification (CND) est le seul traité mondial spécifiquement axé sur la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse. Créée en 1994 après la Conférence de la Terre au Brésil, elle fait partie des conventions de Rio, qui comprennent également des traités sur le climat et la biodiversité. Ces trois traités devaient travailler ensemble, mais leurs structures séparées ont conduit à des difficultés de coordination. Pendant Cop17, les États-Unis ont bloqué un point à l'ordre du jour sur les "synergies", c'est-à-dire la coopération entre les trois traités, soulignant la difficulté persistante à les unir.
Le lien juridique entre la sécheresse, le climat et les droits de l'homme avait déjà été abordé dans une opinion consultative de la Cour internationale de Justice (CIJ) en 2025. La CIJ a reconnu la sécheresse comme un problème grave affectant les droits fondamentaux des personnes et l'a liée aux obligations climatiques. Cependant, cette orientation juridique n'a pas été mentionnée lors des négociations de Cop17, malgré son potentiel pour orienter le débat. L'absence de cette information dans les discussions du sommet a été remarquée, soulignant le fossé entre les principes juridiques et les négociations politiques.
Le Sommet de la désertification des Nations Unies échoue à conclure un accord contraignant sur la sécheresse
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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