Une rétrospective des films d’Alain Gomis est prévue du 7 au 20 octobre 2026 au Centre Pompidou à Paris. Cet événement met en lumière la carrière de Gomis, qui mêle influences françaises et africaines, tout en explorant des thèmes politiques, poétiques et d’expression personnelle. Malgré plusieurs distinctions prestigieuses, le réalisateur reste relativement méconnu du grand public. Il a notamment reçu le prix du public en 2007 au festival Entrevues de Belfort pour Andalucía, le Grand Prix Étalon de Yennenga au FESPACO (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), le Prix du Jury à la Berlinale en 2017 pour Félicité, ainsi que le Vigo d’honneur 2026 pour l’ensemble de son œuvre. Depuis 2018, Gomis dirige le Centre Yennenga à Dakar, une institution qui a également produit certains de ses films.
L’approche cinématographique de Gomis a connu une évolution marquée au fil des années. À ses débuts, il s’appuyait sur des scénarios détaillés, façonnés par ses études de cinéma à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Cependant, il a progressivement adopté une méthode plus spontanée, privilégiant les émotions et l’immédiateté du moment. Il favorise les plans longs, lui permettant de composer le scénario « de l’intérieur » au cours même de la scène, plutôt que de suivre strictement un plan préétabli.
Céline Bozon, directrice de la photographie, a joué un rôle clé dans ses films récents, notamment par le biais de techniques innovantes comme l’utilisation d’un casque pour recevoir un retour audio en temps réel pendant le tournage. Gomis considère que ses films sont ancrés dans le présent, cherchant à plonger le spectateur dans une sensation d’immédiateté, indépendamment de l’époque à laquelle ils ont été réalisés. Pour lui, le cinéma est un art du présent, où le temps n’est pas un espace mesurable, mais une force qui arrache le spectateur au temps réel.
Ses scènes d’amour se distinguent par leur sincérité et leur absence de sous-entendus, mettant en avant la tendresse et la compréhension mutuelle. Gomis voit le cinéma comme un art généreux, où le public joue un rôle essentiel en reliant les différents éléments du film, qu’il s’agisse des plans, des informations, du son ou de l’image. Cette philosophie se reflète dans ses choix inattendus, comme l’image récurrente d’un champ de coquelicots dans Aujourd’hui, qu’il a saisie spontanément plutôt que d’en planifier la présence à l’avance.
Son approche est souvent comparée à celle de Jean-Luc Godard, qui valorisait également les visions spontanées. Gomis établit des parallèles entre ses méthodes et celles de Cézanne ou de Thelonious Monk, qui prônaient la non-intervention et l’importance de la sensation. Il estime que les créateurs peuvent devenir des obstacles à leurs propres émotions et que l’art doit se concentrer sur la résonance, le vide, la juxtaposition et les transitions entre les éléments.
La rétrospective Alain Gomis au Centre Pompidou met en lumière la philosophie et les techniques cinématographiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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