Artistes et entrepreneurs divergent sur le rôle de l'IA : certains l'adoptent pour la créativité, d'autres investissent pour le profit.
Les artistes adoptent l'IA comme outil créatif
Refik Anadol, artiste de premier plan, intègre l'intelligence artificielle à son processus créatif depuis 2015. Il utilise des créations algorithmiques et des projections pour explorer des thèmes comme les données, la nature et les paradoxes humains. Son travail implique souvent des collaborations avec des entreprises technologiques comme Google AI.L'exposition de Refik Anadol fondée sur l'IA
En 2022, Refik Anadol a présenté une exposition intitulée Machine Hallucinations - Rêves de nature au Centre Pompidou-Metz. L'exposition faisait appel au traitement de données, à des vidéos et à des projections 3D, développés à l'aide de logiciels sur mesure et avec les équipes de recherche quantique de Google AI.Les opinions d'Anadol sur l'IA et la créativité
Lors d'un entretien avec CBS Sunday Morning, Anadol a décrit l'IA comme un « miroir de l'humanité » qui aide les humains à affronter leurs contradictions. Il utilise l'IA pour sensibiliser le public au changement climatique et insiste sur l'utilisation de données libres de droits afin d'éviter les problèmes de droits d'auteur.La démarche d'Anadol face aux limites de l'IA
Anadol cherche délibérément à mettre à l'épreuve la programmation de l'IA en la faisant « échouer » à fournir des réponses claires. Son objectif est de « rêver » avec l'IA et de repousser ses limites, en la considérant comme un outil d'expérimentation artistique plutôt que comme un substitut à la créativité humaine.Les artistes investisseurs dans des start-ups d'IA
Certaines personnalités publiques, comme Leonardo DiCaprio et will.i.am, ont investi dans des start-ups liées à l'IA. Ces artistes utilisent leur influence pour promouvoir des entreprises comme Greyparrot et i.am+, spécialisées dans le développement de l'IA et la gestion des déchets.Des personnalités publiques qui promeuvent l'IA en entrepreneurs
Lorsque will.i.am évoque son assistant vocal fondé sur l'IA, il le présente comme une opportunité commerciale plutôt que comme une entreprise artistique. Ses propos mettent en avant la valeur de l'IA pour les consommateurs et les investisseurs, et soulignent son rôle d'homme d'affaires plutôt que de musicien.Des intérêts divergents dans le débat sur l'IA
Les artistes qui n'ont pas investi dans l'IA s'y opposent souvent, craignant qu'elle ne menace leurs moyens de subsistance. Cette division reflète des tensions plus larges entre ceux qui profitent de l'IA et ceux dont le travail risque d'être remplacé par des algorithmes.L'avenir de l'IA dans l'art et les affaires
Alors que l'industrie de l'IA fait face à d'éventuelles fluctuations du marché, les artistes expérimentaux pourraient continuer à utiliser l'IA pour explorer de nouvelles pistes créatives. Les artistes entrepreneurs, en revanche, pourraient se tourner vers d'autres projets, et l'impact à long terme de l'IA sur l'art reste incertain.