Heurotrain veut concurrencer Eurostar avec des trains à grande vitesse toutes les heures entre Amsterdam et Paris via Bruxelles, à prix abordables et 16 allers-retours quotidiens.
Nouvelle liaison ferroviaire prévue entre Amsterdam et Paris
Heurotrain, une entreprise néerlandaise, a annoncé son intention d'exploiter des trains à grande vitesse toutes les heures entre Amsterdam et Paris, via Bruxelles. Le service envisagé vise à relier trois grandes capitales européennes et à faire concurrence aux opérateurs ferroviaires déjà présents sur cet axe.Concurrents existants sur la ligne
Eurostar, dont une partie appartient à la compagnie ferroviaire nationale française SNCF Voyageurs, fait déjà face à la concurrence de sociétés telles que Virgin, Trenitalia et Gemini sur les liaisons vers Londres. Désormais, la société doit aussi compter avec de nouveaux acteurs sur la ligne entre les Pays-Bas et la France.Succès antérieurs et nouveaux entrants
Le succès des trains classiques d'Ouigo entre Paris et Bruxelles, ainsi que le futur service de nuit de GoVolta entre Amsterdam et Paris, préparent le terrain à une concurrence accrue. Heurotrain entend pénétrer ce marché avec une offre à grande vitesse proposant des tarifs abordables et une bonne disponibilité des places.Accord-cadre avec SNCF Réseau
Heurotrain a signé un accord-cadre de dix ans avec SNCF Réseau, lui permettant de réserver des sillons entre Paris et la frontière belge à partir de décembre 2030. Ce corridor est très saturé, ce qui fait de cet accord une étape cruciale pour l'entreprise.Ambitions en matière de fréquence et d'accessibilité
La compagnie prévoit de proposer jusqu'à 16 allers-retours par jour, soit en moyenne un train par heure, dépassant les dix allers-retours quotidiens actuels d'Eurostar entre Amsterdam et Paris. Elle promet également des places disponibles à la dernière minute, des tarifs modérés et une connexion Wi-Fi à haut débit à bord.Défis de financement à venir
Malgré les 125 millions d'euros obtenus en capital d'amorçage, Heurotrain devra réunir au moins 500 millions d'euros pour acheter des trains. Les retards de livraison des rames et la nécessité d'obtenir des financements supplémentaires auprès des banques et des pouvoirs publics devraient retarder le lancement du service.