À l’occasion de la Semaine de la santé mentale 2026, le Centre hospitalier de Mayotte a organisé une conférence le 7 octobre pour explorer le rôle des arts dans les soins en santé mentale, incluant des ateliers centrés sur le récit. Le thème de cette semaine était « Pour notre santé mentale, ouvrons-nous aux arts », avec des conférences, des échanges et des pratiques artistiques offrant de nouvelles perspectives sur les discussions autour de la santé mentale. L’événement visait à mettre en lumière des approches créatives pour soutenir le bien-être émotionnel et favoriser la communication chez les enfants et les adolescents.
Parmi les pratiques mises en avant figurait Halé Halélé, la tradition orale du récit, utilisée avec les enfants et les adolescents dans les Centres médico-psychologiques enfants et adolescents (CMPEA). Les professionnels de la psychiatrie infantile ont souligné que lorsque les enfants peinent à exprimer leurs émotions, l’art peut servir de pont pour les aider à s’exprimer. Fardi Madi, connu sous le nom de « Papa Fardi », humoriste et conteur travaillant avec Nimbe Animation, a insisté sur l’importance de la collaboration avec les psychologues pour aider les personnes en détresse psychique à trouver leur voix. Il a expliqué que s’exprimer n’est pas toujours facile, mais que, au fil des ateliers, les jeunes gagnent en confiance et commencent à partager leurs expériences et leurs émotions.
L’une des créations issues de ces ateliers était « La Réserve des makis », une histoire imaginée par les jeunes participants. Le récit explore le sort des makis, ces animaux de Mayotte qui sont contraints de trouver de nouvelles façons de communiquer avec les humains après avoir perdu leur habitat. À la fin, les humains acceptent de créer une réserve naturelle pour les makis. Fardi Madi a noté que cette histoire a trouvé un écho chez les jeunes, reflétant une question universelle sur la compréhension de ses propres sentiments et la recherche d’une place dans la société.
Le récit a également été utilisé comme outil pour s’appuyer sur des références culturelles familières. Des contes traditionnels de Mayotte et de la région environnante, incluant ceux mettant en scène des djinns ou des esprits, ont été intégrés pour aider les jeunes à se sentir plus à l’aise. Virginie Briard, psychiatre pour enfants au Centre hospitalier de Mayotte, a expliqué que les soins sont prodigués dans plusieurs langues, dont le français, le shimaoré et le kibushi, permettant aux enfants et aux familles de s’exprimer plus librement. Elle a souligné que différentes formes d’expression artistique, comme le dessin, la poterie ou le modelage, sont utilisées pour aider les enfants à représenter leurs expériences intérieures.
La demande de services en santé mentale à Mayotte est en hausse, avec environ 650 enfants pris en charge l’année dernière. Avec l’ouverture de nouvelles structures en 2026, les soins sont désormais accessibles dans trois territoires différents, les services étant proposés de 8 heures à 15 heures tout au long de la semaine. Les listes d’attente se sont allongées, certaines familles sollicitant une aide dès l’apparition de signes de détresse chez leurs enfants, tandis que d’autres sont orientées par l’Éducation nationale, l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ou la Protection maternelle et infantile (PMI). Les problèmes les plus fréquents incluent les troubles du développement, comme les retards de langage ou d’apprentissage, les psychotraumatismes entraînant des troubles du sommeil ou d’agressivité, ainsi que des situations impliquant des tentatives de suicide.
Intégration des arts et du récit dans les soins de santé mentale à Mayotte
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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