La médecine esthétique adopte la tendance « undone face », privilégiant des looks naturels et peu traités plutôt que des interventions visibles, comme on le voit sur les défilés de 2027 et dans les cliniques.
Une tendance esthétique privilégie le naturel
La médecine esthétique évolue vers le « visage non retouché » (« undone face »), un concept qui met l'accent sur des apparences naturelles, peu traitées, qui évitent les signes visibles d'intervention. Cette tendance s'est imposée sur les podiums du printemps-été 2027, où les rides assumées et les expressions naturelles sont mises en avant, loin des traits exagérés souvent vus sur les réseaux sociaux comme Instagram.Des patientes et patients cherchent à corriger d'anciens traitements
Dans les cliniques de médecine esthétique, ce changement se traduit par des personnes qui cherchent à corriger d'anciens excès de traitements et à retrouver un regard plus reposé et naturel. La tendance du « visage non retouché » vise un aspect naturel qui ne trahit pas le recours aux injections ou à d'autres traitements. Le docteur Koutsomanis, médecin spécialisé en médecine esthétique, observe que si les injections restent un élément clé de la démarche, leur objectif est désormais de préserver les expressions naturelles plutôt que de transformer profondément les traits du visage.Des produits plus doux pour des résultats discrets
Cette nouvelle approche repose sur l'utilisation de produits injectables plus doux, en phase avec la recherche de résultats discrets plutôt que spectaculaires. Le docteur Koutsomanis souligne que l'usage excessif de produits de comblement, notamment sur les lèvres, les pommettes et d'autres zones, a conduit à des visages gonflés et à des apparences trop artificielles. Pour y remédier, l'approche du « visage non retouché » privilégie des doses minimales de toxine botulique et d'acide hyaluronique, placées avec parcimonie afin de préserver des contours naturels.Les demandes de dissolution d'anciennes injections augmentent
La quête de naturel passe aussi par l'effacement d'anciens excès. Le docteur Koutsomanis constate une hausse marquée des demandes de dissolution d'acide hyaluronique, en particulier chez des personnes qui ont reçu un nombre excessif d'injections. Dans certains cas, le produit peut être entouré de tissu cicatriciel et persister dans l'organisme pendant plusieurs années.