En janvier 2026, Donald Trump, alors président des États-Unis, a fait une déclaration remarquée lors du forum de Davos, où se réunissent dirigeants mondiaux et figures du monde des affaires pour discuter des enjeux internationaux. Il a affirmé chercher à obtenir « titre et propriété » sur le Groenland, un territoire danois situé dans l’Atlantique Nord. Trump a minimisé l’importance des bases militaires américaines déjà en place ainsi que l’accord de défense de 1951, les qualifiant de « questions mineures ». Interrogé le 7 janvier dans le Bureau ovale par le New York Times sur la raison pour laquelle un acte notarié lui semblait important, alors que les États-Unis disposent déjà de droits étendus sur le Groenland depuis 1951, Trump a répondu que cela était « psychologiquement important » pour lui. Il a également menacé huit pays européens de tarifs douaniers de 10 %, puis de 25 %, et n’a pas exclu le recours à la force. Lors d’un échange avec le Premier ministre norvégien, il a indiqué qu’après avoir été refusé pour le prix Nobel de la paix, il ne se sentait plus obligé de se concentrer uniquement sur la paix. Le Danemark a réagi aux propos de Trump en signant, le 22 septembre, un accord de sécurité aux Nations unies. Le préambule de cet accord saluait les États-Unis pour leurs « milliards dépensés, leurs efforts héroïques et leur rôle militaire irremplaçable ». Cependant, l’accord réaffirmait discrètement la souveraineté danoise et le droit du peuple groenlandais à déterminer son propre avenir. Trump, satisfait que l’accord flatte les États-Unis, l’a signé et s’est depuis vanté d’avoir remporté une victoire face à l’Europe. Le site officiel de la Maison-Blanche a même repris la formule : « Nous avons le Groenland ! » Selon cette version, la résolution de la guerre en Iran n’exigerait plus de Copenhague que de « prêter son pinceau », une métaphore suggérant que le Danemark pourrait jouer un rôle symbolique ou diplomatique dans un tel scénario. Les déclarations de Trump sur le Groenland ont suscité un débat international et soulevé des questions sur les relations entre les États-Unis et le Danemark, ainsi que sur les implications potentielles pour le droit international et les droits territoriaux. Ses propos ont été perçus par certains comme une démonstration de l’influence américaine, tandis que d’autres y ont vu un excès de pouvoir susceptible de tendre les relations diplomatiques. Cette situation a mis en lumière la complexité des interactions entre intérêts nationaux, accords historiques et équilibre délicat des relations internationales. La signature de l’accord de sécurité entre le Danemark et les États-Unis a constitué une manœuvre diplomatique permettant aux deux parties de préserver une relation positive tout en affirmant leurs positions respectives. Pour le Danemark, il s’agissait de réaffirmer l’autonomie du Groenland sans provoquer de nouvelles tensions. Pour les États-Unis, c’était l’occasion d’être reconnus pour leur soutien de longue date au Danemark et pour leurs intérêts stratégiques dans la région. L’accord a finalement rappelé l’importance de la diplomatie dans la gestion des différends internationaux et le maintien de la stabilité mondiale.