Le groupe pétrolier français TotalEnergies a annoncé son intention d’augmenter sa production de pétrole et de gaz de 2 à 3 % par an entre 2030 et 2035. Cet engagement a été dévoilé lors d’une journée dédiée aux investisseurs à New York, le 28 septembre. L’entreprise vise également à accroître sa production de gaz naturel liquéfié (GNL) de 40 % entre 2020 et 2030, tout en maintenant les énergies fossiles comme composante dominante de son mix énergétique, avec une cible d’environ 80 %. Cela signifie que la société prévoit de produire davantage d’énergies fossiles que jamais auparavant, avec des volumes bien supérieurs à ceux de 2015.
Maxime Combes, économiste et membre du groupe écologiste Attac, estime que la législation climatique actuelle n’est pas assez contraignante pour encadrer les activités de TotalEnergies. Il affirme que même si une figure connue pour ses critiques envers les énergies fossiles, Jean-Marc Jancovici, devait diriger l’entreprise, celui-ci serait contraint de suivre les mêmes stratégies financières. Selon les recherches scientifiques, pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, la production de pétrole et de gaz devrait diminuer de 2 à 3 % par an d’ici à 2030. Pourtant, TotalEnergies ne semble pas en voie d’atteindre cet objectif et prévoit au contraire de développer de nouveaux gisements pétroliers dans des pays comme le Nigeria, la Libye, le Mozambique ou la Papouasie-Nouvelle-Guinée afin de maintenir sa production.
Parallèlement à cette expansion des énergies fossiles, TotalEnergies a réduit ses investissements dans les énergies renouvelables. L’an dernier, l’entreprise a diminué ses dépenses dans l’électricité et les renouvelables de plusieurs centaines de millions d’euros. En 2022, trois quarts de ses investissements étaient consacrés au pétrole et au gaz, contre seulement 25 % aux sources renouvelables. D’ici à 2030, la société prévoit de consacrer deux fois plus de fonds à l’énergie carbonée qu’aux énergies vertes, tout en allouant trois fois plus à ses dividendes qu’à ses projets renouvelables.
TotalEnergies a enregistré une hausse significative de ses bénéfices, avec un cours de son action en progression de 44 % depuis le début de l’année. Les profits du premier semestre 2026 ont dépassé les 11 milliards d’euros, soit une augmentation de 40 % par rapport à l’année précédente. Une partie de ce succès s’explique par l’implication de l’entreprise dans le conflit au Moyen-Orient et par son contrôle de pétroliers pour influencer les prix. La société a également tiré profit de l’instabilité géopolitique, utilisant sa présence étendue dans le secteur pétrolier pour compenser les pertes dans une région par des gains ailleurs.
Parmi les mesures envisagées pour limiter TotalEnergies figurent la taxation de ses superprofits et l’éventualité d’une nationalisation, bien que cette dernière ne soit pas considérée comme une solution rapide en raison des contraintes financières actuelles. Les militants écologistes font pression pour que les politiques des institutions financières comme BlackRock évoluent et devraient organiser d’importantes mobilisations en octobre. Maxime Combes est l’auteur de l’ouvrage Sortons de l'âge des fossiles (Seuil, 2015), qui plaide pour une sortie des énergies fossiles.
Le géant pétrolier français annonce une augmentation de la production de combustibles fossiles jusqu'en 2035
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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