Deux mois avant les négociations annuelles obligatoires (NAO), **TotalEnergies** a annoncé l’attribution d’une prime exceptionnelle de 1 000 euros à ses salariés français. La CGT, un syndicat majeur, a critiqué cette mesure en la qualifiant de « manipulation grossière », estimant que cette prime visait à dissuader d’éventuelles grèves. Selon un document interne obtenu par l’AFP, les employés français recevront cette prime en 2026, avant les négociations annuelles obligatoires prévues en décembre. Cette décision intervient alors que l’entreprise enregistre une hausse significative de ses bénéfices depuis le début de la guerre en Ukraine à la fin du mois de février, laquelle a provoqué une flambée des prix des hydrocarbures sur les marchés mondiaux.
La CGT a annoncé son intention d’appeler à une grève le 8 octobre, centrée sur les questions d’emploi et de salaires, dans l’ensemble des sites de **TotalEnergies** en France, y compris ses raffineries et certaines stations-service. Contactée par l’AFP, l’entreprise a refusé de faire tout commentaire, déclarant qu’elle ne s’exprimerait « pas avant le début des discussions prévues lors des NAO en décembre ».
Dans une lettre interne, Catherine Remy, directrice générale « des personnes et de l’engagement social » (équivalent des ressources humaines) au sein de l’entreprise, a expliqué que cette prime avait pour but d’envoyer « un signal concret » aux salariés. Elle a souligné que cette avance de 1 000 euros visait à reconnaître leurs contributions à la réussite de l’entreprise, tout en maintenant le rôle du dialogue social dans la détermination des futures mesures salariales.
Eric Sellini, coordinateur CGT chez **TotalEnergies**, a balayé cette prime du revers de la main, la qualifiant de « manipulation grossière », et affirmant que la direction était « très nerveuse » à l’approche de la grève prévue. Il a estimé que cette mesure ne répondait pas aux revendications du syndicat et a suggéré que l’entreprise cherchait à éviter que ses raffineries et stations-service ne soient impliquées dans le climat social tendu actuel du pays. La CGT a également pointé du doigt les conditions de travail, notamment dans les raffineries, où le recours aux intérimaires et aux contrats à durée déterminée s’est intensifié, soulevant des questions de sécurité. Le syndicat réclame aussi la grève pour défendre le pouvoir d’achat des salariés, en baisse pour beaucoup, en particulier dans les filiales du groupe. Selon un tract obtenu par l’AFP, les employés font face à un déclin continu des conditions de travail, une situation aggravée lors des périodes de forte chaleur.
TotalEnergies annonce une prime avant les négociations dans un contexte de conflit social
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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