L'Afrique du Sud vise 6000 MW de centrales à gaz d'ici 2030 pour soutenir les renouvelables, mais l'approvisionnement recule avec la baisse de la production mozambicaine.
Afrique du Sud : vers une expansion de l'électricité au gaz
L'Afrique du Sud a lancé un appel d'offres visant à attribuer une capacité de production d'électricité de 6000 MW issue du gaz naturel d'ici 2030. Cette initiative vise à soutenir l'approvisionnement énergétique du pays et à compléter les sources renouvelables comme le solaire et l'éolien.Premier appel d'offres rejeté pour des questions de combustible
Le gouvernement avait d'abord prévu d'attribuer 2000 MW de capacité de production au gaz lors de son premier appel d'offres, mais il a rejeté les quatre offres reçues le 28 octobre. Ces offres émanaient de quatre entreprises, mais aucune n'apportait de garanties suffisantes quant aux approvisionnements futurs en combustible pour les centrales.Des offres supérieures à la capacité visée, mais sans garanties
Les quatre entreprises, Khanyazwe Flexpower, Pictor GTP Consortium, Kelvin Redevelopment et Komatipoort Power, proposaient ensemble une capacité totale de 2830 MW, soit plus que l'objectif de 2000 MW. Toutefois, aucune ne pouvait confirmer disposer de suffisamment de gaz naturel pour faire fonctionner ses centrales sur le long terme.Les importations de gaz en provenance du Mozambique en recul
L'Afrique du Sud importe actuellement l'essentiel de son gaz naturel du Mozambique, qui l'achemine par gazoduc depuis les champs de Pande et Temane. Cependant, la production de ces champs devrait diminuer à partir de 2028, ce qui pourrait réduire la disponibilité du gaz pour l'Afrique du Sud.Des garanties sur le combustible indispensables aux projets
Le gouvernement sud-africain considère la disponibilité du combustible comme un facteur déterminant pour les nouvelles centrales électriques. Les exploitants doivent prouver qu'ils peuvent sécuriser du gaz pendant toute la durée de leurs projets, faute de quoi ils ne peuvent garantir le fonctionnement de leurs installations et les bailleurs de fonds font face à l'incertitude.Le gaz pour compenser les variations des énergies renouvelables
Le Plan intégré des ressources 2025 fixe pour objectif l'ajout de 6000 MW de capacité gazière d'ici 2030, dont la moitié attribuée à des producteurs indépendants et l'autre moitié à Eskom, la compagnie nationale d'électricité. Il s'agit de stabiliser le réseau lorsque la production d'énergie renouvelable fluctue.De nouvelles infrastructures et des défis d'approvisionnement
Eskom a signé un accord-cadre avec le consortium Zululand Energy Terminal (ZET) pour développer un terminal d'importation de GNL à Richards Bay. Toutefois, la construction de ce terminal ne garantit pas automatiquement que les futures centrales disposeront de suffisamment de gaz pour fonctionner.Le gouvernement reste attaché à ses objectifs gaziers
Malgré le rejet du premier appel d'offres, le gouvernement sud-africain demeure déterminé à poursuivre son plan d'expansion gazière. Il prévoit d'annoncer les prochaines étapes de la procédure d'ici la fin de 2026, après avoir achevé les vérifications nécessaires et poursuivi les échanges avec les acteurs du marché.