Une jeune femme a déposé une plainte officielle contre sept étudiants de l’université Cornell, les accusant de l’avoir droguée et agressée sexuellement lors d’un événement organisé à la fraternité Chi Phi en 2024. L’affaire, désormais connue sous le nom de l’affaire des « Sept de Cornell », soulève de graves questions sur la responsabilité des institutions et le rôle des groupes masculins dans ce type d’incidents. La plaignante, qui a choisi de garder l’anonymat, a signalé l’incident le 14 septembre, et l’affaire a depuis alimenté un large débat sur les réseaux sociaux ainsi qu’auprès des experts.
Selon la plainte, la jeune femme s’est rendue à une soirée organisée par sa sororité, la Tri Delta National, avant de se rendre à la fraternité Chi Phi après un passage dans un bar. Elle affirme avoir consommé environ dix verres en trois heures, soit quatre à six fois la limite légale d’alcoolémie en France. Dans une pièce plus calme, elle déclare avoir été droguée au kétamine et agressée sexuellement par Matthew Ingalls et Johnathan Newell, Gillio Lopes étant également impliqué, selon les allégations. À 1 h 42, Johnathan Newell a envoyé un message dans le chat de la fraternité invitant ses pairs à rejoindre une « discussion libre » à l’étage supérieur, Matthew Ingalls commentant alors sur la sexualité masculine. Un autre étudiant aurait demandé si la « boutique était encore ouverte », ce à quoi Newell aurait répondu par l’affirmative.
La plaignante a également signalé des consommations de substances non consenties, dont des drogues reniflées directement sur son corps, ainsi que des agressions sexuelles commises par Diego Sarabia, Winston Lee et Matthew Ingalls. Elle affirme avoir perdu connaissance à 5 h 45, moment après lequel les abus présumés auraient cessé. Les sept accusés affirment quant à eux que la plaignante était consentante.
Des experts se sont penchés sur l’affaire. La sociologue Christelle Hamel et la docteure en sociologie politique Nora Avjin Goffre ont analysé les dynamiques des groupes masculins et l’objectification de la victime. Valérie Rey-Robert, essayiste, a suggéré que ces groupes encouragent les abus en cultivant un sentiment de supériorité envers les femmes. Elle a souligné que 57 hommes étaient présents lors de l’incident, aucun n’étant intervenu ou n’ayant signalé les agressions. Nora Avjin Goffre a ajouté que les fraternités, conçues pour rassembler les étudiants dans des espaces non mixtes, contribuent souvent à une culture du silence.
La gestion de l’affaire par l’université Cornell a également été remise en cause. La démocrate Alexandria Ocasio-Cortez a accusé l’établissement de protéger les accusés, notant que seulement deux d’entre eux avaient été exclus, tandis que d’autres avaient atténué leurs sanctions en rédigeant des dissertations. La plaignante a abandonné ses études après l’incident. Valérie Rey-Robert a critiqué la réponse de l’université, estimant qu’elle reflète une culture plus large de minimisation de tels actes et de silence imposé aux victimes. Nora Avjin Goffre a précisé qu’il n’y a pas moins de coupables parmi le corps enseignant ou l’administration que dans le reste de la société.
L’un des accusés aurait écrit dans son livre de fin d’année : « Je n’arrive pas à croire que je n’aie pas été annulé », selon les propos rapportés par l’actrice Florence Pugh. Les universités, dotées de leurs propres forces de police et systèmes judiciaires internes, règlent souvent ce type d’affaires en interne, ce que les experts dénoncent comme une protection de leur réputation au détriment de la sécurité des femmes.
Les allégations de viol collectif à l'Université de Cornell déclenchent un débat sur la réponse institutionnelle et les dynamiques entre pairs
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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