Le réexamen d'une enquête concernant un prétendu viol collectif à l'Université Cornell a déclenché une vaste indignation aux États-Unis. Le système judiciaire américain a rouvert l'enquête après le dépôt d'une nouvelle plainte. Ce cas, qui n'avait auparavant abouti à aucune procédure judiciaire, a suscité une attention considérable ces derniers jours. La plaignante, désignée comme « Jane Doe », affirme avoir été droguée et violée par sept membres du fraternité Chi Phi lors d'une fête en octobre 2024. La fraternité Chi Phi est décrite comme une organisation 100 % masculine composée d'étudiants de l'Université Cornell.
La plaignante a déposé une plainte civile le 18 septembre 2026, détaillant l'incident. Cette plainte, qui comporte 101 pages, retrace la soirée en question, pendant laquelle la plaignante, alors âgée de 20 ans, assista à une fête dans une maison de fraternité. Selon la plainte, elle a été contrainte de prendre du kétabine et a été « submergée » d'alcool avant d'être agressée sexuellement par deux hommes. Plus tard dans la soirée, d'autres membres du même groupe ont été invités via un groupe Snapchat à participer à l'agression. Des messages explicites, tels que « Le magasin est encore ouvert ? » et « Oui », ont été échangés entre les accusés, comme l'a rapporté CBS.
Ce cas n'avait pas abouti à des poursuites judiciaires après un rapport interne initial à l'université. Cependant, la nouvelle plainte, qui inclut de nouvelles preuves, a permis de rouvrir l'enquête. Matthew Van Houten, le procureur du comté de Tompkins, a déclaré que l'enquête initiale n'avait pas établi un manque de consentement. Cependant, il a désormais rouvert l'enquête, en envisageant des charges pénales contre les sept hommes accusés. La police locale d'Ithaca a exprimé sa déception d'avoir appris de ce cas seulement deux ans après qu'il se soit produit.
Ce cas a attiré l'attention sur les réseaux sociaux, avec de nombreuses personnalités s'exprimant à ce sujet. L'actrice américaine Florence Pugh a exprimé son indignation, critiquant les institutions d'enseignement supérieur pour leur échec à protéger les femmes. Toby Morton, un scénariste de la série animée South Park, a créé un site internet intitulé « TheCornell7.org », qui vise à retracer l'histoire de la plaignante et la réaction des institutions impliquées. Les noms des sept accusés sont affichés sur le site.
Des figures politiques américaines ont également réagi. Alexandria Ocasio-Cortez, une figure montante du Parti démocrate, a dénoncé une « culture du viol » dans les institutions élites. Elle a accusé l'université de protéger les accusés. Kyle Kimball, un porte-parole de Cornell, a déclaré que l'université soutient la décision de rouvrir les enquêtes. Il a noté que la fraternité Chi Phi avait été dissoute en 2024 et que des mesures disciplinaires, notamment des expulsions et des suspensions, avaient été prises contre ses membres.
Selon une enquête menée par Cornell, 35 % des étudiantes en première année ont subi un contact sexuel non consenti en 2025, impliquant la force ou l'incapacité. Ce chiffre reflète une tendance croissante à l'université, régulièrement classée parmi les 15 premières universités du monde.
Reprise de l'enquête sur l'agression sexuelle supposée à Cornell University déclenche une colère nationale
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
cornell-universitychi-phi-fraternitygroup-rapelegal-investigationsexual-assaulthigher-education
Sources d'origine :
- 🇫🇷France Info
- 🇫🇷RFI
- 🇫🇷Libération



