Le reportage du réouverture prévue des universités au Cameroun, initialement fixée au 7 octobre, a été reporté en raison d’une grève indéfinie en cours menée par le SYNES, le Syndicat national des enseignants du supérieur. La grève a débuté le 3 septembre 2026 et a perturbé le calendrier universitaire, affectant étudiants et enseignants dans tout le pays.
Les membres du SYNES réclament le versement de 16 milliards de francs CFA en primes académiques, soit environ 24 millions d’euros. Cette somme est destinée à rémunérer le travail du personnel universitaire et à répondre, selon eux, à des revendications financières de longue date. Le syndicat affirme que ces primes sont indispensables pour préserver la qualité de l’enseignement et garantir un traitement équitable des enseignants-chercheurs.
Le report de la réouverture des universités plonge les étudiants dans l’incertitude, alors que beaucoup se préparaient pour le début de l’année académique. Certains sont déjà rentrés sur les campus dans l’attente des cours prévus le 7 octobre, mais ils doivent désormais envisager un nouveau report. Cette situation suscite aussi des inquiétudes quant à l’impact sur le calendrier académique et à la possibilité de nouvelles perturbations.
Le gouvernement camerounais n’a pas encore réagi à la grève ni aux revendications du SYNES. Toutefois, cette crise met en lumière les défis persistants du secteur éducatif dans le pays, où des questions comme le financement, les conditions de travail et la rémunération du personnel restent des sujets de tension majeurs.
Le réaménagement de l'université camerounaise reporté en raison de la grève des enseignants
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