Pascal Ashuza a lancé le Festival du livre de Kinshasa pour réunir les acteurs de l'industrie du livre en Afrique et relever des défis comme la distribution et la visibilité.
Pascal Ashuza lance le Salon du livre de Kinshasa
Pascal Ashuza, fondateur du Salon du livre de Kinshasa, a décrit l'événement comme une initiative visant à « rassembler, réfléchir et créer des liens » entre les acteurs de l'industrie du livre, notamment les lecteurs, les auteurs, les éditeurs, les libraires et les distributeurs. Le salon entendait répondre aux défis propres à l'industrie du livre africaine, tels que la complexité de l'édition et la fragilité des réseaux de distribution locaux.Origines et inspirations du salon
Le salon, qui s'est tenu les 31 octobre et 1er novembre 2026 au Musée national de la République démocratique du Congo (RDC), s'inspire d'événements comme le Salon du livre africain de Paris, où l'un des magazines d'Ashuza a été exposé. Malgré des financements limités et l'absence de partenaires formels, l'événement a bénéficié du soutien de personnes comme Celena Ngoy, de l'organisation Art Majeur, ainsi que d'autres personnes ayant préféré garder l'anonymat.Difficultés et adaptations
L'une des principales difficultés a été de trouver un lieu répondant aux exigences de l'événement, ce qui a conduit à des ajustements du calendrier et, finalement, au choix du Musée national. Ashuza a souligné les difficultés logistiques liées à l'expédition de livres entre pays africains, notamment les barrières douanières, les coûts logistiques élevés et l'absence de réseaux de connexion intercontinentaux.Thème du salon et solutions
Le thème du salon, « Exposer le livre, célébrer ses acteurs », reposait sur le concept de « Littérature et oralité », avec un accent mis sur la question de la circulation du livre. Pour contourner les problèmes de distribution, le magazine a adopté un modèle d'impression à la demande et décentralisé dans le pays de destination, réduisant ainsi la dépendance à des chaînes d'approvisionnement centralisées.Projets futurs et impact
Ashuza a insisté sur le fait que le salon de Kinshasa n'est pas un événement isolé, mais le point de départ d'une dynamique transcontinentale. Des conférences de suivi sont prévues en Europe, notamment à Bruxelles et à Paris, afin de poursuivre la mission de promotion de la littérature africaine et de présenter le travail accompli à Kinshasa aux acteurs de la diaspora et aux acteurs européens. L'objectif de la première édition était d'offrir un espace de dialogue entre les professionnels locaux et régionaux, et de créer un réseau favorisant des solutions durables pour la circulation du livre.Perspectives
Pour l'avenir, Ashuza envisage que le salon devienne un rendez-vous professionnel et littéraire annuel à Kinshasa, avec d'éventuelles éditions dans plusieurs villes de la RDC et, peut-être, à travers l'Afrique. Une synthèse des échanges sera diffusée sous forme de mémorandum, par le biais de la lettre d'information du salon, auprès des participants et des institutions décisionnelles.