Le prix Nobel de physique 2026 a été décerné mardi 6 octobre à Francis Halzen, physicien belge spécialisé en physique des particules. L’Académie royale des sciences de Suède a indiqué que ce prix lui était attribué « pour ses contributions décisives à l’observatoire de neutrinos IceCube et à la découverte des neutrinos astrophysiques de haute énergie ». Selon l’institution, ses travaux « pourraient même révéler des phénomènes cosmiques jusqu’alors inconnus », comme l’a précisé son site web. L’observatoire IceCube est un projet scientifique colossal situé au pôle Sud, conçu pour détecter les neutrinos, des particules subatomiques notoirement difficiles à observer. Ces particules offrent des indices précieux sur les processus les plus énergétiques de l’univers, tels que les supernovas ou les trous noirs. Cette récompense est la deuxième de la saison des Nobel, après le prix de médecine décerné lundi à un trio américano-allemand pour ses recherches visant à percer les mystères du cerveau. Depuis 1901 jusqu’en 2026, le prix Nobel de physique a été attribué à 120 reprises, à 231 lauréats au total. Les prix Nobel de chimie seront annoncés mercredi matin, celui de littérature jeudi après-midi, celui de la paix vendredi, et celui d’économie le 12 octobre au matin. Francis Halzen rejoint ainsi la liste des lauréats précédents en physique, succédant au trio composé du Britannique John Clarke, de l’Américain John M. Martinis et du Français Michel Devoret, récompensés l’an dernier pour leurs expériences en physique quantique. Leurs travaux portaient sur le développement de technologies permettant de manipuler les états quantiques, ouvrant la voie à des avancées en informatique et en communication. Les recherches de Halzen, en revanche, ont approfondi notre compréhension de l’univers grâce à l’étude des neutrinos. Les prix Nobel sont attribués chaque année dans plusieurs catégories, chacun récompensant des contributions exceptionnelles à l’humanité dans des domaines comme la physique, la chimie, la médecine, la littérature, la paix ou l’économie. Ces distinctions s’appuient sur les travaux d’individus ou de groupes ayant réalisé des avancées majeures dans leur champ respectif, souvent porteuses d’impacts durables sur la science et la société.