Plusieurs blocages d’établissements scolaires ont eu lieu ce matin dans la métropole rennaise, avec des signalements de feux de poubelles, de barricades et de violences envers les forces de l’ordre et les pompiers. Ces troubles font suite à une journée nationale d’action organisée la veille, et plusieurs lycées restent bloqués, dont les lycées Mendes France et Coëtlogon. Au lycée Coëtlogon, situé près du CHU de Rennes, des violences ont été rapportées, avec des feux de poubelles et des barricades érigés par des individus ayant attaqué le personnel de sécurité. Selon le journaliste Antoine Calvez, présent sur place, policiers et pompiers ont été la cible de jets de projectiles. Un membre du personnel a déclaré : « Nous sommes enfermés dans la cave des cuisines. » Un message publié sur les réseaux sociaux par un membre du personnel décrivait une intrusion dans l’établissement, affirmant : « Ils cassent tout », et comprenait des images de la situation.
Huit lycéens ont été placés en garde à vue à Rennes, et le lycée Louis Guilloux est également concerné, bien que les élèves puissent y entrer et que les cours se déroulent normalement. Le lycée Jean Jaurès est bloqué, et l’administration a annoncé à 10 h 30 que tous les élèves, y compris les internes, avaient été évacués. Des violences ont également eu lieu devant le lycée Jean-Jaurès, avec des feux de poubelles, des barricades et des jets de projectiles contre les forces de l’ordre, ainsi que l’usage de gaz lacrymogènes. Devant le lycée Bréquigny, un camion de pompiers a été lapidé. La veille, les élèves de Bréquigny s’étaient particulièrement mobilisés lors d’une journée de mobilisation pour les fonctionnaires.
Le préfet de la région Bretagne et le préfet d’Ille-et-Vilaine ont condamné les « actes irresponsables et dangereux » et appelé à la responsabilité pour garantir la sécurité de tous. Ils ont salué l’action efficace des forces de l’ordre et remercié les pompiers pour leur travail dans des conditions difficiles. En fin d’après-midi, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a ajouté que des « violences inadmissibles » avaient été commises à Rennes et à Tinteniac, avec des forces de l’ordre, du personnel scolaire et des passants pris pour cible par des projectiles. Deux policiers et un gendarme ont été blessés, et 14 personnes ont été placées en garde à vue. Les autorités ont réaffirmé leur condamnation de ces actes et appelé l’ensemble des acteurs à assumer leurs responsabilités dans ce contexte difficile.
Le SDIS 35, le service départemental d’incendie et de secours, a indiqué que les pompiers étaient intervenus plus de dix fois depuis 8 heures du matin pour des feux de poubelles à proximité de plusieurs lycées. Ils ont également porté assistance à plusieurs lycéens. À ce stade, tous les blessés sont classés en « urgence relative ». Par ailleurs, l’Union syndicale lycéenne (USL) et le Syndicat national des lycées (SNL) ont appelé, dans un communiqué commun publié mardi soir, à de « nouveaux blocages d’établissements scolaires et universitaires » jeudi et à une « grande manifestation nationale » le 6 octobre.
Des blocages et violences signalés dans le grand Rennes
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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