Une zone d’aménagement concerté (ZAC) à Mayotte, couvrant 126 hectares, fait actuellement l’objet d’une période de concertation publique du 12 octobre au 10 novembre. Ce projet comprend 2 550 logements, un campus universitaire, des équipements commerciaux, des aménagements publics ainsi qu’une nouvelle route reliant les communes de Coconi et Ouangani. Soutenu par l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRD), le projet a déjà obtenu l’aval de la commune d’Ouangani, du Conseil de la communauté de communes du Centre-Ouest (3CO) et du conseil d’administration de l’EPRD. Le préfet rendra une décision finale sur la création de la ZAC après avoir pris en compte les retours et contributions du public.
Cette étape intervient après une enquête publique menée en mars 2025 concernant la déclaration d’utilité publique du projet, finalisée le 30 avril de la même année. Cette déclaration permet au maître d’ouvrage de recourir à l’expropriation pour cause d’utilité publique, en plus des acquisitions volontaires. La concertation en cours, qui a débuté en octobre, porte spécifiquement sur la création de la zone d’aménagement.
La ZAC s’étend entre les communes de Coconi, Hapandzo, Barakani et Ouangani. Elle comprend 750 logements destinés aux étudiants, avec un campus universitaire prévu dans sa partie sud, accompagné d’une salle omnisports. Le reste de la ZAC accueillera des équipements commerciaux, des groupes scolaires, des aménagements publics et des espaces dédiés aux activités économiques. Une nouvelle route reliant Coconi à Ouangani sera également construite pour accompagner le développement de ce territoire.
L’estimation préliminaire des travaux identifiés à ce stade s’élève à 81,1 millions d’euros hors taxes. Ce montant inclut différentes opérations confiées à divers maîtres d’œuvre, comme l’aménagement spécifique de la ZAC, les réseaux d’infrastructures, les voies du campus et une partie de la nouvelle route. Environ 60,6 millions d’euros hors taxes sont alloués aux travaux sous la responsabilité de l’EPRD. Ces chiffres sont susceptibles d’évoluer au fil des études et des décisions financières, et ils n’intègrent pas pour l’instant le coût de construction des logements et des équipements.
L’arrivée de milliers de nouveaux habitants et étudiants soulève des questions quant à l’approvisionnement en eau. La ZAC devrait nécessiter environ 1 650 mètres cubes d’eau par jour. Un nouveau réservoir est en projet sur les hauteurs d’Ouangani, porté par l’Agence de gestion locale de l’environnement et de l’agriculture (LEMA), afin d’alimenter à la fois le village et la future ZAC. Une capacité de 3 000 mètres cubes est actuellement à l’étude, mais la taille définitive dépendra des besoins globaux de la commune. Le financement de ce réservoir fait encore l’objet de négociations entre la LEMA et l’EPRD.
Une partie de la ZAC se situe également dans la zone d’alimentation en eau du puits Coconi 1. Des échanges avec l’Agence régionale de santé et un hydrogéologue ont permis d’identifier plusieurs points de vigilance, notamment des risques liés aux eaux pluviales, aux réseaux souterrains et à la pollution. Un avis spécifique sera sollicité une fois le projet plus avancé.
L’assainissement constitue un autre enjeu majeur. La ZAC devrait générer des eaux usées équivalentes à celles de 9 200 habitants. Le projet prévoit un raccordement à la station d’épuration centrale, actuellement dimensionnée pour 11 250 habitants et extensible jusqu’à 34 000. Toutefois, des études prévoient un risque de saturation entre 2032 et 2035. Il sera donc nécessaire de prévoir une augmentation de la capacité de la station en parallèle de l’arrivée progressive des habitants. Le calendrier, le financement et les modalités de cette extension restent à définir avec la LEMA.
Sur les 126 hectares de la ZAC, 121 sont actuellement des terres agricoles, soit près de 90 microfermes. Une partie de cette activité agricole sera préservée au sein du futur quartier. Le dernier état du projet prévoit 17 hectares dédiés à 19 fermes urbaines, 100 jardins familiaux sur deux hectares et 11 hectares de lisières agroforestières. Pour les agriculteurs déclarés, l’EPRD envisage de reconfigure certains parcelles ou de proposer un relogement dans une ferme urbaine au sein de la ZAC. Dix-neuf agriculteurs déclarés en 2025 seraient maintenus sur place, tandis que deux autres ne le seraient pas, un équilibre qui pourrait encore évoluer. Les modalités d’accès à l’eau, à l’électricité et aux parcelles restent à préciser.
Ces sujets, ainsi que ceux liés à l’eau, aux transports et à l’environnement, figurent dans le dossier soumis à la participation du public. L’ensemble des documents sera consultable pendant un mois, et les observations pourront être envoyées jusqu’au 10 novembre à l’adresse suivante : zac.coconi@eprdm.fr.
Le projet ZAC de Mayotte en consultation publique pour une nouvelle zone d'aménagement
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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