Le nombre d'élèves du secondaire en Angleterre soumis à une "exclusion interne" — une mesure disciplinaire consistant à retirer les élèves de leurs classes habituelles tout en les maintenant sur le campus scolaire — a augmenté de façon marquée au cours des trois dernières années. Selon les données analysées par Arbor, un système de gestion utilisé par 13 000 écoles, la proportion d'élèves du secondaire exclus internement est passée de 5 % en 2022/23 à 13 % en 2025/26, soit une augmentation de 160 %. Les élèves en situation de désavantage sont particulièrement touchés, avec 22 % d'entre eux ayant été retirés de leurs cours au moins une fois en 2025/26, contre 8 % en 2022/23 — une hausse de 175 %. Chez les élèves non désavantagés, le taux est de 10 %. Les élèves ayant des besoins spécifiques en matière d'éducation et de handicap (Send), qui disposent souvent de plans d'éducation, de santé et de soins, font également face à des taux plus élevés, avec 18 % d'entre eux soumis à une exclusion interne au moins une fois durant l'année scolaire la plus récente.
L'exclusion interne est une mesure disciplinaire qui diffère des exclusions permanentes ou des suspensions de courte durée, qui obligent les élèves à quitter l'école. À la place, les élèves exclus internement restent sur le campus, souvent dans une zone séparée, parfois appelée "salle d'isolement", et sont ensuite renvoyés dans leurs classes après la période d'exclusion. Cette approche vise à gérer le comportement tout en maintenant les élèves dans l'environnement scolaire. Les données montrent que les exclusions internes sont rares chez les élèves du primaire, moins de 1 % des élèves de moins de 11 ans étant concernés en 2025/26. Toutefois, le nombre réel pourrait être plus élevé, car Arbor ne collecte pas de données provenant de toutes les écoles.
Les avis sur l'impact de l'exclusion interne sont divisés. Les critiques affirment qu'elle peut nuire à la santé mentale des élèves et perturber leur apprentissage, tandis que d'autres la considèrent comme un outil nécessaire pour gérer le comportement en classe. James Weatherill, PDG et cofondateur d'Arbor, a souligné que l'augmentation significative, en particulier chez les élèves en situation de désavantage, soulève des inquiétudes quant aux raisons sous-jacentes. Il a appelé à une compréhension plus approfondie du nombre d'élèves exclus, de la durée de leur exclusion et des effets de cette pratique.
Divers experts et responsables de l'éducation se sont exprimés sur la question. Pepe Di'Iasio, secrétaire général de l'Association of School and College Leaders, a noté que les exclusions internes sont généralement utilisées uniquement après que d'autres méthodes de gestion du comportement ont échoué, et constituent une alternative moins sévère à l'exclusion externe. Lily Wielar, chercheuse à l'Education Policy Institute, a insisté sur le fait que le retrait des élèves de la classe est devenu une pratique courante dans la gestion du comportement au secondaire, suggérant ainsi un besoin accru de recherches et de protections juridiques pour les élèves exclus. Tom Bennett, un expert majeur en gestion du comportement, considère l'exclusion interne comme un moyen de responsabiliser les élèves sans les exposer à des environnements non soutenants. Dame Rachel de Souza, commissaire aux enfants en Angleterre, a souligné l'importance d'assurer que les élèves exclus continuent à recevoir une éducation de qualité et soient soutenus pour apprendre avec leurs pairs lorsqu'il est possible. Le ministère de l'Éducation a été sollicité pour sa réponse.
L'augmentation des exclusions internes des élèves du secondaire en Angleterre déclenche un débat
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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