À partir du 1ᵉʳ décembre 2026, pour une durée de trois mois, 200 pharmacies volontaires partageront automatiquement, via leurs systèmes de gestion, des données avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Ces données concerneront l’état des stocks de médicaments, le nombre de boîtes distribuées aux patients ainsi que les commandes passées auprès des fournisseurs. Pilotée par la Direction générale de la santé (DGS), la Délégation au numérique en santé (DNS) et l’ANSM, cette initiative portera sur 267 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM), étroitement surveillés en raison de leur importance pour la santé publique. L’objectif est de déterminer si ces données en temps réel permettront d’identifier plus tôt et avec plus de précision d’éventuelles pénuries, afin que l’ANSM puisse adapter ses stratégies de gestion des approvisionnements.
Les pharmacies, qu’elles soient ou non affiliées à un syndicat, utilisant l’un des quatre logiciels de gestion sélectionnés — Crystal (Infosoft), id. (Pharmagest-Equasens), LEO Officine (Isipharm) et Pharmony — pourront participer. Une fois le système configuré par les éditeurs de logiciels, les données seront transmises automatiquement chaque semaine. Aucune intervention du personnel de la pharmacie ne sera nécessaire, le processus ne nécessitant ni extraction ni téléchargement manuel de fichiers. La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) souligne que la participation reste facultative et que les pharmacies pourront se retirer à tout moment.
Les données recueillies ne serviront ni à contrôler ni à sanctionner les officines. Elles ne contiendront pas non plus d’informations permettant d’identifier des patients, des médecins ou des ordonnances spécifiques, garantissant ainsi la confidentialité des individus tout en offrant des perspectives précieuses sur les tendances d’approvisionnement en médicaments. La période d’inscription pour les pharmacies souhaitant participer à l’expérimentation est ouverte jusqu’au 30 octobre 2026. Si plus de 200 officines se portent candidates, la sélection visera à constituer un échantillon diversifié, en tenant compte du type de logiciel utilisé, de la région, de la taille de la pharmacie et d’autres critères pertinents.
La France teste un système de suivi en temps réel des stocks des pharmacies pour lutter contre les pénuries de médicaments
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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