Le Premier ministre britannique Andy Burnham a laissé entendre qu’il serait prêt à faire marche arrière sur le Brexit, affirmant qu’il pourrait aller « jusqu’au bout » en proposant de réintégrer l’Union européenne. S’exprimant lors de la conférence du Parti travailliste à Liverpool, Burnham a évoqué « différentes options » pour les relations à long terme entre le Royaume-Uni et l’UE, y compris la possibilité de reprendre une pleine adhésion. Il a également soutenu l’appel lancé par l’ancien chancelier conservateur George Osborne en faveur d’un retour dans l’Union douanière européenne, une proposition qu’Osborne avait formulée dans un entretien accordé au The Independent plus tôt ce mois-ci.
Burnham a affirmé que le Brexit avait « fait plus de mal que de bien », notamment sur le plan économique, et qu’il avait conduit à un pays dirigé « pour des intérêts particuliers, et non dans l’intérêt général ». Il a réitéré que la décision britannique de quitter l’UE avait « fait plus de mal que de bien » et promis de présenter au pays des options autour du prochain sommet Royaume-Uni-UE, prévu plus tard cette année.
Le manifeste électoral du Parti travailliste pour 2024 excluait l’adhésion à une union douanière, un retour dans le marché unique ou la restauration de la libre circulation avec l’UE. Pourtant, Burnham a indiqué qu’il pourrait être prêt à envisager des options dépassant ces lignes rouges précédemment établies.
Les déclarations de Burnham interviennent après des sondages récents indiquant que de nombreux électeurs estiment que le Brexit n’a pas fonctionné et qu’un second référendum pourrait aboutir à un vote en faveur de la réadhésion à l’UE. The Independent s’est fait l’écho de cette position en plaidant pour un rapprochement entre Londres et Bruxelles, s’appuyant sur des preuves que le Brexit a nui à l’économie et n’a pas tenu ses promesses, notamment en matière d’immigration.
Le président français Emmanuel Macron a salué l’hypothétique retour du Royaume-Uni dans l’UE, déclarant en anglais : « Welcome back », et exprimant son soutien à toute initiative britannique en ce sens. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a partagé ce sentiment, qualifiant le Brexit de « perte immense » tant pour le peuple britannique que pour le projet européen, et affirmant que l’Espagne « applaudirait et ouvrirait à nouveau ses bras à un peuple frère » si le Royaume-Uni décidait de revenir.
Burnham a également souligné que le Royaume-Uni pourrait conserver son statut actuel si les citoyens le jugent préférable, et a noté que le pays pourrait s’inspirer de la position des Libéraux-démocrates sur le marché unique. Il a insisté sur la nécessité d’évaluer la faisabilité et les conséquences de chaque option. Ses propos constituent la prise de position la plus radicale de sa part en faveur d’un renversement complet de la décision historique de quitter l’UE il y a dix ans, ce qui pourrait mener à un second référendum sur la question.
Les déclarations de Burnham ont rapidement été critiquées par les conservateurs, qui l’ont accusé de vouloir « rouvrir de vieilles blessures en relançant les combats des années Brexit ». L’ancien ministre conservateur Michael Gove, qui avait milité aux côtés de l’ex-Premier ministre Boris Johnson pour la sortie de l’UE, a mis en garde contre un retour en arrière, estimant que cela « alimenterait la frustration » du public, car cela rendrait à Bruxelles des décisions politiques clés.
Le Premier ministre du Royaume-Uni envisage des options, dont le retour dans l'Union européenne
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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