L’association Adullact, qui promeut les logiciels libres pour les administrations publiques et les collectivités locales, subit depuis plusieurs semaines une cyberattaque prolongée. Plus de 100 millions d’adresses IP uniques, réparties sur les cinq continents, envoient des requêtes vers son service Gitlab, une plateforme utilisée pour héberger et gérer des projets de développement logiciel. Bien que chaque requête prise individuellement paraisse mineure, leur volume cumulé a submergé le service, le rendant inaccessible à des milliers d’utilisateurs. Selon les experts techniques, ces attaques seraient orchestrées par des systèmes d’intelligence artificielle cherchant à entraîner des modèles en extrayant des données depuis Gitlab. En réponse, Adullact a mis en place des mesures de protection, comme le blocage d’adresses IP spécifiques et le déploiement d’Anubis, un système exigeant des utilisateurs qu’ils résolvent un calcul avant d’accéder au service. Cela permet de distinguer les utilisateurs humains des bots automatisés. Toutefois, les attaques persistent, et l’association indique que la lutte se poursuit. Adullact précise qu’elle n’est pas la seule à affronter de telles difficultés. D’autres forges de logiciels libres subissent des problèmes similaires depuis plus d’un an. GNOME, un projet de logiciel libre bien connu, avait déjà adopté Anubis, mais a dû renforcer davantage ses défenses début 2026 en externalisant la gestion des robots vers un service spécialisé. De même, Kernel.org, qui héberge le dépôt du noyau Linux, est confronté à une situation comparable, ce qui montre que ce problème touche une infrastructure plus large de l’open source. Dans un autre domaine, la Ville de Paris a mis en avant l’application iNaturalist, un outil populaire permettant aux utilisateurs d’identifier plantes, champignons et animaux, tout en contribuant à la recherche sur la biodiversité. L’application repose sur les observations des utilisateurs, qui sont ensuite examinées et affinées par une communauté de naturalistes pour garantir leur exactitude. Ces données aident les écologistes et naturalistes de la ville à comprendre la répartition des espèces et à soutenir les efforts de conservation. Créée en 2008 par l’Université de Californie à Berkeley, iNaturalist est devenue une ressource précieuse pour les naturalistes, qu’ils soient amateurs ou professionnels. Le groupe français Atos a annoncé la création d’un comité scientifique en France, visant à explorer les moyens de concilier intelligence artificielle, open source et souveraineté nationale. Ce comité rassemble des experts tels qu’Alexandre Bouard, Stéphane Canu, Philippe Freyssinet et Jean-Baptiste Kempf, qui soulignent l’importance d’investir dans ces technologies pour sécuriser l’avenir de l’Europe et de la France. Le comité inclura également des représentants d’Atos France et se concentrera sur des domaines comme la médecine, les mathématiques et l’éthique. Par ailleurs, la communauté OSFarm a lancé un annuaire des communs agricoles, listant 182 projets répondant à des critères précis, dont l’open source, la durabilité, l’exhaustivité, l’accessibilité, la résilience et l’interopérabilité. Cet annuaire recense des logiciels, du matériel, des données et des modèles agricoles open source conçus pour un usage dans le contexte agricole. Cette initiative vise à soutenir le développement et le partage de solutions open source dans le secteur agricole, favorisant ainsi l’innovation et la durabilité.