Des policiers en civil ont arrêté un élève d'un lycée français, provoquant des protestations du personnel et des accusations de violence. L'incident met en lumière les tensions dans le mouvement lycéen.
Le personnel scolaire dénonce l'action de la police
Des membres du personnel du lycée Paul-Éluard à Saint-Denis ont dénoncé une intervention « violente » de la police le 15 octobre, au cours de laquelle des policiers en civil ont interpellé un élève dans l'enceinte de l'établissement. Ils affirment que les policiers ont réagi de manière agressive, allant jusqu'à frapper des collègues qui tentaient d'empêcher l'interpellation.Des vidéos montrent l'interpellation
Plusieurs vidéos obtenues par l'AFP montrent des policiers en civil, dont au moins un portant un brassard « police », retenir un adolescent à l'intérieur du lycée. On voit des membres du personnel tenter d'arrêter l'interpellation, en scandant « Libérez notre élève » pour s'opposer à l'action.La proviseure a fait appel à la police
Selon la préfecture de police, la proviseure de l'établissement avait demandé l'intervention des forces de l'ordre. Les autorités ont précisé que la police ne peut pas pénétrer dans un établissement scolaire sans y avoir été invitée par la direction. Ce point a été mis en avant dans la réponse officielle à l'incident.Un lycée au cœur du mouvement lycéen
Le lycée Paul-Éluard est devenu un foyer du mouvement lycéen, qui a débuté trois semaines plus tôt. L'établissement a attiré l'attention des élus locaux, dont le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, du parti LFI, qui s'y est rendu à plusieurs reprises ces derniers jours.Militants et avocats mobilisés
Des avocats se sont rendus au lycée plus tôt dans la semaine pour protester contre les conditions de garde à vue des élèves interpellés. La militante écologiste suédoise Greta Thunberg a également manifesté devant le lycée mardi, pour apporter son soutien au mouvement lycéen français.