Vote pour la grève au lycée Paul-Éluard

Environ la moitié du personnel du lycée Paul-Éluard de Saint-Denis a voté lundi en faveur d'une grève pouvant être reconduite « jusqu'au départ du proviseur », selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Plus de 80 des quelque 200 personnes travaillant dans l'établissement ont voté pour la grève, selon le personnel mobilisé sur son compte X.

Forte participation au vote

Environ deux tiers des personnes travaillant habituellement dans l'établissement lundi ont participé au vote, a indiqué un professeur à l'AFP. Ce niveau de participation témoigne d'un fort soutien du personnel à la grève et à sa poursuite.

Intervention policière antérieure dans l'établissement

À la mi-octobre, pendant le mouvement lycéen, la brigade anticriminalité (BAC) est intervenue dans ce lycée de Seine-Saint-Denis, avec l'accord du proviseur, pour interroger un élève « qui avait commis une insulte », selon la préfecture de police. Cette intervention s'inscrivait dans un contexte plus large de tensions au sein du lycée pendant les manifestations lycéennes.

Le personnel dénonce une nouvelle pression de la direction

Pourtant, « aujourd'hui, notre hiérarchie franchit une nouvelle étape », ont dénoncé les personnels grévistes. Ils estiment que l'administration ne répond pas aux alertes et ne prend pas les mesures nécessaires pour protéger élèves et personnels, mais ouvre une enquête administrative, qu'ils considèrent comme un nouvel outil de pression contre les personnes mobilisées.

Policiers agressés après être entrés dans le lycée

Des policiers ont été insultés et violentés devant le lycée. Selon un courrier consulté par l'AFP, l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR) a été informée par le cabinet du ministre d'une demande d'enquête administrative concernant les faits survenus le 15 octobre dans l'établissement.

Détails de l'incident avec la police

Ce jour-là, selon le procureur de Bobigny, « des policiers du commissariat de Saint-Denis ont été insultés et violentés devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, dans le cadre d'un blocage de l'établissement ». Trois suspects ont été interpellés, et un quatrième s'était « enfui à l'intérieur du lycée », ce qui a conduit la police à y pénétrer.

Enquête lancée par le ministre

À leur sortie, « les policiers ont été attaqués et bousculés par une cinquantaine d'enseignants et de personnels qui les ont empêchés de quitter le lycée avec le mineur interpellé », a précisé le procureur. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative « afin de déterminer l'enchaînement des faits et le rôle des différents acteurs ».

Les revendications du personnel : protection et renouvellement des contrats

Outre le départ du proviseur, le personnel mobilisé réclame la garantie qu'aucune sanction ne soit prise à l'encontre des personnels et élèves ayant participé aux manifestations et blocages, l'abandon des poursuites judiciaires contre les élèves, ainsi que le renouvellement des contrats des personnes en contrat à durée déterminée.