Le leader travailliste envisage des excuses pour l'esclavage

Andy Burnham, chef du Parti travailliste, a déclaré que le Royaume-Uni pourrait envisager de présenter des excuses officielles pour son rôle dans la traite transatlantique des esclaves, mais il a rejeté l'idée de réparations financières. Ses propos interviennent à l'approche d'un déplacement à la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth à Antigua-et-Barbuda, où le roi Charles III sera également présent.

Le roi doit aborder l'esclavage lors de la CHOGM

Le roi Charles III doit prendre la parole lors de la CHOGM, qui se tient du 1er au 4 novembre. Sa tournée dans les Caraïbes, qui comprend des étapes dans plusieurs pays, met en lumière le rôle historique du Royaume-Uni dans l'esclavage et dans les mauvais traitements infligés à ses sujets colonisés.

Les appels à des excuses et à des réparations se poursuivent

Les pays des Caraïbes demandent à maintes reprises des excuses officielles et des réparations pour l'héritage de l'esclavage. Lors de sa visite aux Bahamas, le roi a reconnu les « grandes souffrances du passé » et qualifié l'esclavage de « jours les plus sombres » de l'histoire britannique. Toutefois, ni la famille royale ni le gouvernement britannique n'ont présenté d'excuses officielles ni offert de réparations.

Burnham écarte les réparations financières

Burnham a de nouveau exclu toute compensation financière, déclarant dans The Guardian qu'il ne pense pas que les Britanniques d'aujourd'hui puissent être tenus responsables de torts historiques survenus à une autre époque et selon d'autres lois. Il a souligné que les citoyens actuels n'ont pas personnellement participé à ces actes.

Les défenseurs critiquent cette position

Denis O'Brien, fondateur de The Repair Campaign, a critiqué la position de Burnham, qu'il qualifie de « décevante ». Il estime que le gouvernement britannique devrait cesser d'éviter la question et présenter immédiatement des excuses pleines et officielles, ce qui constituerait une étape cruciale vers une justice restauratrice.

L'ampleur de la traite transatlantique

Selon les Nations unies, entre le XVIe et le XIXe siècle, environ 15 millions de personnes originaires d'Afrique ont été victimes de la traite transatlantique. Le Royaume-Uni a tiré profit de ce système pendant des siècles, par la colonisation et le commerce d'esclaves. En 1833, le Royaume-Uni a adopté le « Slavery Abolition Act », qui visait à mettre progressivement fin à l'esclavage dans ses colonies.