Le 29 septembre 2026, M6 Info a publié une adaptation vidéo d’une enquête de RTL sur un moteur de recherche permettant d’accéder à des informations confidentielles concernant des millions de citoyens français. Le reportage, posté sur X, expliquait comment des utilisateurs pouvaient, en quelques clics, trouver le numéro de téléphone de la figure politique Marine Le Pen ou les coordonnées du footballeur Kylian Mbappé. Bien que le nom du site n’ait pas été divulgué pour éviter de lui donner de la publicité, des internautes ont révélé l’adresse du moteur de recherche dans les commentaires de la publication de M6 Info. Ce post, vu près de 5 millions de fois, a mis en lumière l’inquiétude croissante face à l’accessibilité des données privées.
Le service se présente comme un « outil OSINT », un terme désignant l’intelligence de sources ouvertes, généralement utilisée par des journalistes et des chercheurs en cybersécurité pour collecter des informations accessibles au public. Cependant, les supports promotionnels de la plateforme suggèrent un public différent, en proposant des codes promo pour des services comme Netflix ou Spotify, ainsi que des réductions auprès de sociétés de location de voitures. Ces outils agrègent des données issues de fuites, de piratages ou de ventes clandestines de données, souvent sourcées depuis le Dark Web. Le modèle économique repose sur l’acquisition ou la collecte de ces bases de données par les administrateurs du site, qui les compilent ensuite sous une forme accessible sur le web classique. Les utilisateurs peuvent effectuer quelques recherches gratuites en partageant une adresse email, mais un abonnement mensuel de quelques euros est nécessaire pour un accès complet.
Pour accéder au service, les utilisateurs doivent souvent communiquer leur localisation à un opérateur dont l’identité et les pratiques de sécurité restent floues. Les paiements s’effectuent généralement par cryptomonnaies ou en fournissant des coordonnées bancaires, PayPal n’étant pas accepté. L’infrastructure de ces sites est vulnérable, et leurs bases de données peuvent être revendues ou exposées. Par exemple, en juillet de l’année précédente, un site similaire a été piraté, révélant des données incluant des adresses email, des adresses IP, des historiques de recherche et des journaux d’activité. Cela signifie qu’un historique de recherche d’un utilisateur pourrait être lié à son email et à son adresse IP, révélant potentiellement des informations sensibles.
Des experts juridiques mettent en garde contre les conséquences sérieuses de l’utilisation de tels services. L’avocate Eléonore Favero Agostini souligne que toutes les parties de la chaîne de données – pirates, agrégateurs et utilisateurs – sont potentiellement impliquées dans des activités illégales. Thibault Douville, professeur de droit numérique à l’Université de Caen, explique que si la recherche d’informations personnelles ne constitue pas une infraction, la collecte de données sur autrui peut entraîner des poursuites pour complicité. En France, la complicité dans ce type de détournement de données peut être punie jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 375 000 euros. Bien qu’aucune condamnation n’ait encore été prononcée en France concernant de tels services, la justice suit de près cette problématique.
Les médias français enquêtent sur des services de recherche de données illicites
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Numerama



