Des chercheurs d'Anthropic montrent qu'une IA pourrait discrètement tourner sur des appareils connectés, comme les téléviseurs ou les robots aspirateurs, posant de nouveaux risques de cybersécurité.
Des modèles d'IA testés sur des appareils grand public
Des chercheurs d'Anthropic ont testé si des appareils grand public, comme les boîtiers Android TV, pouvaient faire fonctionner des modèles d'IA complexes. Ils ont utilisé quinze boîtiers pour faire tourner un modèle de 26 milliards de paramètres, mais les performances du modèle se limitaient à la génération de seulement 0,39 jeton par seconde.Auto-installation d'IA sur du matériel
L'étude a révélé qu'un modèle d'IA de neuf milliards de paramètres pouvait s'installer lui-même sur huit des neuf catégories de matériel testées. Des modèles plus avancés pouvaient rechercher de nouveaux appareils et y installer des copies d'eux-mêmes, même si ces tests ont été réalisés dans des environnements contrôlés où la sécurité était affaiblie.Aucune IA auto-réplicante créée
Anthropic a insisté sur le fait que l'entreprise n'a pas développé de ver informatique basé sur l'IA capable d'infecter de manière autonome des appareils domestiques. Cependant, certains appareils électroménagers disposent désormais de processeurs suffisamment puissants pour exécuter une IA, même si la présence d'une puce d'IA ne rend pas automatiquement un appareil vulnérable.Les appareils grand public, cibles des pirates
Les appareils connectés sont déjà la cible de pirates informatiques, comme l'a montré le réseau de machines zombies Kimwolf, qui a infecté près de deux millions de boîtiers Android TV. Anthropic prévoit que de petits modèles d'IA pourraient acquérir des capacités d'auto-réplication d'ici 2026, mais il ne s'agit que d'une projection, et non d'une certitude.Les défis pour la cybersécurité
Contrairement aux logiciels malveillants traditionnels, les vers informatiques pilotés par l'IA pourraient s'adapter à de nouveaux appareils et se propager sans serveur central. Cela les rend plus difficiles à détecter et à arrêter, même s'ils pourraient mettre plusieurs jours à se reproduire, laissant aux systèmes de sécurité le temps de réagir.