Annonce d'une hausse des dépenses de défense

Le gouvernement britannique a annoncé son intention de porter les dépenses de défense à 3 % du PIB d'ici 2030, puis à 3,5 % d'ici 2035, conformément aux engagements de l'OTAN, selon un rapport. Cette décision s'inscrit dans l'objectif de l'alliance, qui demande à ses pays membres de consacrer au moins 2 % de leur PIB à la défense.

Le rôle et le parcours de John Healey

John Healey, désormais ministre des Finances, avait démissionné de son poste de ministre de la Défense en juin, après des désaccords budgétaires avec le Premier ministre d'alors, Keir Starmer. Healey vient de présenter son premier budget, mais il doit composer avec l'inflation et des coûts d'emprunt public à des niveaux record, qui limitent sa marge de manœuvre.

Discipline budgétaire et difficultés

Healey a placé la « discipline budgétaire » au premier rang de ses engagements, tout en reconnaissant que des décisions difficiles seront nécessaires pour atteindre les objectifs de dépenses de défense. Selon l'Office for Budget Responsibility, il faudrait 17,3 milliards de livres supplémentaires pour l'exercice 2029-2030, et 35 milliards de livres d'ici 2035 pour atteindre ces objectifs.

Réductions de dépenses et examens proposés

Healey a demandé une réduction de 1 % des dépenses de tous les ministères et proposé un examen approfondi des dépenses publiques, sans toutefois préciser les coupes envisagées. Il a également suggéré d'explorer des méthodes de financement innovantes, en collaboration avec le secteur privé et des alliés internationaux comme la Finlande, la Pologne et les Pays-Bas.

Critiques et inquiétudes

Le gouvernement a essuyé des critiques pour ne pas avoir précisé comment il comptait augmenter les budgets de la défense, et pour avoir reporté les décisions clés à un examen ultérieur. Tan Dhesi, député travailliste et président de la commission de la défense, a reproché au budget de privilégier une gestion à court terme plutôt que de répondre aux besoins de défense à long terme.

Réactions politiques et du secteur

Kemi Badenoch, cheffe du Parti conservateur, a elle aussi exprimé des réserves sur l'approche retenue dans le budget. Des groupes industriels comme Make UK Defence ont demandé davantage de clarté afin de renforcer la confiance et d'encourager les investissements. Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a salué l'engagement du Royaume-Uni en faveur des dépenses de défense, affirmant que le pays est sur une trajectoire crédible pour atteindre l'objectif de 3,5 % d'ici 2035.