Le Ghana est l’un des rares pays africains à avoir enregistré un excédent commercial dans les produits agricoles, au même titre que des nations comme l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et le Kenya. Deuxième économie d’Afrique de l’Ouest, le pays cherche à renforcer ses liens commerciaux avec l’Union européenne dans ce secteur. En octobre 2026, Accra accueillera l’EU-Ghana Agribusiness Exhibition & Forum, un événement visant à promouvoir les échanges, les partenariats et les opportunités d’investissement entre le Ghana et les pays européens. Sous le thème « Where Europe Meets Ghana », cette manifestation réunira des entreprises ghanéennes et européennes du secteur agroalimentaire pour explorer de nouvelles perspectives commerciales. En 2025, les exportations ghanéennes de produits agricoles et alimentaires vers l’Union européenne ont connu une forte hausse, atteignant 2,91 milliards d’euros (environ 3,277 milliards de dollars américains), soit une progression de 68,7 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance reste toutefois largement tirée par les matières premières. Le cacao et les produits dérivés ont été les principaux contributeurs, représentant environ 2,63 milliards d’euros – soit près de 90 % des exportations agricoles et alimentaires vers l’UE. D’autres produits, comme les noix et graines, les huiles végétales ou encore les légumes, affichent des valeurs d’exportation bien moindres. À l’inverse, les exportations de l’UE vers le Ghana en produits agricoles et alimentaires ont atteint 775 millions d’euros en 2025, contre 684 millions en 2024. Ce chiffre reste bien inférieur à celui des exportations ghanéennes vers l’Europe. Entre 2021 et 2025, les exportations européennes vers le Ghana ont connu des fluctuations, culminant à 775 millions d’euros en 2025 après un recul dans les années précédentes. En 2025, les produits d’origine animale ont constitué la plus grande catégorie d’exportations européennes vers le Ghana, avec un total de 337 millions d’euros, soit 43,5 % du total. La volaille et les œufs représentaient la part la plus importante de cette catégorie, avec 185 millions d’euros, suivis des produits laitiers et du bœuf. Les exportateurs ghanéens doivent désormais faire face à de nouveaux défis, alors que les réglementations européennes évoluent. L’une des principales modifications est le règlement de l’Union européenne sur la déforestation (EUDR), qui aura un impact sur les exportations de cacao, café, caoutchouc et huile de palme. Cette réglementation s’appliquera aux grandes et moyennes entreprises à partir de décembre 2026, puis aux micro-entreprises et petites entreprises en juin 2027. D’autres textes, comme ceux sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR) ou encore le travail forcé, influenceront également la manière dont les produits sont commercialisés en Europe. Ces changements obligent les entreprises ghanéennes à s’adapter à de nouvelles normes pour continuer à profiter du marché européen, qui reste un débouché majeur pour leurs exportations agricoles.