Le 8 octobre 2026, les cours du soja sur le Chicago Board of Trade (Cbot) ont continué de reculer, le contrat le plus actif pour novembre 2026 perdant 10 cents par boisseau pour s’établir à 1 287,50 cents par boisseau. Le contrat de janvier 2027 a également baissé de 10,25 cents par boisseau, tombant à 1 304,25 cents par boisseau. Des replis similaires ont été observés sur d’autres échéances, certains contrats, dont ceux arrivant à échéance en août 2027, reculant de plus de 10 cents par boisseau. Dans le même temps, sur Euronext, les cours du colza ont commencé à se redresser : le contrat de novembre 2026 a progressé de 6 euros la tonne pour atteindre 512,25 euros la tonne, celui de février 2027 a gagné 4,5 euros la tonne à 557,25 euros la tonne, et celui de mai 2027 a augmenté de 5,50 euros la tonne pour s’établir à 560,25 euros la tonne. Ces hausses reflètent un rebond des marchés physiques en France, où le colza est une culture majeure.
Les cours de la farine de soja ont continué de reculer sur les marchés américains, tandis que ceux de l’huile de soja ont légèrement progressé. Ces mouvements ont été largement influencés par des stratégies de trading technique, comme des achats et ventes à court terme, plutôt que par des facteurs structurels comme l’offre et la demande. À l’échelle internationale, les traders restent attentifs aux conditions météorologiques au Brésil, où de fortes pluies sont attendues dans les États du sud – Mato Grosso do Sul, Paraná et Rio Grande do Sul –, ce qui pourrait ralentir les semis de soja. En revanche, l’État du nord du Mato Grosso, principal producteur de soja, devrait recevoir peu ou pas de pluie. Malgré ces défis localisés, les conditions globales restent favorables aux semis et à la croissance précoce. Le U.S. Department of Agriculture (USDA) a relevé ses estimations de production de soja brésilien, notant un recentrage des priorités nationales vers le traitement des fèves pour l’exportation d’huile et de farine plutôt que de graines brutes.
Les cours du colza sur Euronext ont commencé à remonter après deux jours de fortes baisses, notamment sur les contrats à court terme. Ce rebond s’explique en partie par des ajustements de positions des traders entre le contrat de novembre 2026, qui devait s’éteindre à la fin octobre, et celui de février 2027, devenu plus actif. Les mouvements de la veille ont permis aux acheteurs de repositionner leurs investissements, profitant de la hausse des prix du pétrole, comme ceux du West Texas Intermediate (WTI) et du Brent. Dans les champs, les pucerons et les fourmis sont toujours présents en Bourgogne-Franche-Comté, et de nouveaux ravageurs, comme les chenilles défoliatrices de la piéride du chou, font leur apparition. Si les pluies à venir devraient améliorer l’état des sols, elles pourraient aussi favoriser l’émergence de nouvelles menaces biologiques, selon les experts agricoles.
À Winnipeg, les cours du colza ont continué de progresser, bien que de manière plus modérée qu’à Euronext. Les traders canadiens suivent de près les prévisions météorologiques annonçant un épisode de froid dans l’ouest des Prairies, ce qui pourrait ralentir les dernières phases de la récolte. À Kuala Lumpur, les cours de l’huile de palme ont fortement augmenté jeudi, portés par une forte demande de l’Inde. Les problèmes logistiques dans la région de la mer Noire, qui perturbent l’exportation d’huile de tournesol ukrainienne, ont également contribué à cette hausse. La dépréciation du ringgit malaisien et la suppression temporaire des taxes à l’exportation de l’huile de palme par le gouvernement malaisien ont aussi été mentionnées comme des facteurs explicatifs.
En France, le prix de l’oléique de tournesol livré à Saint-Nazaire, un point de référence clé pour les marchés physiques, est resté stable par rapport à la séance précédente. En Argentine, le bureau local des affaires agricoles des États-Unis prévoit un niveau record de production pour la saison 2026/2027, avec une récolte de soja estimée à 52,5 millions de tonnes, contre 50,5 millions de tonnes l’an dernier. La production de tournesol devrait également augmenter, passant à 7,4 millions de tonnes contre 7 millions l’année précédente. En Turquie, la nécessité d’importer des graines de tournesol s’est accrue en raison d’une mauvaise récolte, avec un volume total estimé à 1,8 million de tonnes cette année. Les importateurs turcs ont déjà acheté 400 000 tonnes de graines entre septembre et novembre, principalement en provenance de pays de la région de la mer Noire.
Côté entreprises, la société grecque de transport maritime Almi Marine a annoncé l’acquisition de cinq nouveaux vraquiers Ultramax, chacun d’une capacité de 64 000 tonnes de port en lourd. Deux de ces navires devraient être livrés au deuxième trimestre 2029, les trois autres en 2030. Cette acquisition s’inscrit dans une stratégie plus large visant à remplacer les anciens vraquiers Supramax de sa flotte. La société chinoise Cosco a également annoncé plusieurs nouveaux achats de navires en août 2026 dans le cadre de sa stratégie de renouvellement de flotte.
Le U.S. Department of Agriculture a indiqué que les ventes à l’exportation de soja américain pour la semaine se terminant le 1er octobre 2026 ont atteint 549 400 tonnes, conformément aux attentes des analystes. Les principaux acheteurs étaient la Chine et le Mexique, bien que certains contrats d’exportation aient été annulés dans la semaine. Le dollar américain s’est échangé à 0,8940 euro, tandis que l’euro valait 1,1186 dollar. Sur le marché à terme de Chicago, le soja a clôturé à 1 287,50 cents par boisseau, la farine de soja à 360,70 dollars la tonne et l’huile de soja à 67,62 cents la livre. Sur Euronext, les contrats de colza ont terminé la séance à 512,25 euros la tonne pour novembre 2026, 557,25 euros la tonne pour février 2027 et 560,25 euros la tonne pour mai 2027, avec un volume total de 37 062 contrats échangés. Les prix internationaux de l’énergie ont clôturé la semaine sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) avec un baril de pétrole brut à 91,49 dollars. Les indices de fret maritime ont montré un repli du Baltic Dry Index (BDI) à 2 994, une hausse du Baltic Panamax Index (BPI) à 2 384 et un recul du Baltic Capesize Index (BCI) à 4 597.
Mises à jour du marché agricole mondial et mouvements des prix pour le 8 octobre 2026
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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