Toulouse a vu 10,500-15,000 étudiants manifester le 13 octobre, entre changements d'itinéraire, gaz lacrymogènes et perturbations ferroviaires sur fond de réformes de l'éducation.
Manifestation étudiante à Toulouse
Une manifestation étudiante à Toulouse, le 13 octobre, a réuni entre 10 500 et 15 000 participants, selon les estimations officielles et syndicales. Le rassemblement s'inscrivait dans un mouvement national contre les politiques éducatives.Un parcours raccourci suscite le débat
Le parcours de la manifestation a été raccourci par les autorités, qui ont détourné le cortège du lycée des Arènes vers l'avenue de l'URSS, au lieu du Monument de la Résistance initialement prévu. La CGT a critiqué cette décision, estimant que le point d'arrivée initial était sûr et approprié.Tensions et gaz lacrymogènes
Au fil du défilé, les tensions se sont accrues à proximité du rectorat et à Saint-Agne. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour contrôler la foule, tandis qu'une chaîne humaine formée par des syndicalistes tentait de protéger les étudiants des forces de l'ordre.Perturbations ferroviaires et interpellations
La circulation des trains entre Toulouse et Portet a été interrompue lorsque des manifestants ont été repérés sur les voies, à la gare de Saint-Agne. Plus tard dans la journée, d'autres lignes ferroviaires régionales ont également été perturbées, et quinze personnes ont été interpellées, selon La Dépêche du Midi.Revendications et soutiens
Les étudiants réclament la suppression de la plateforme d'admission Parcoursup, davantage de personnels scolaires, de meilleures infrastructures et une révision des emplois du temps. Six organisations syndicales ont apporté leur soutien à la manifestation, témoignant de la mobilisation continue du mouvement.