Des milliers de personnes se sont rassemblées à Toulouse mardi matin pour une manifestation organisée par les syndicats lycéens, les syndicats du personnel de l'Éducation nationale et d'autres groupes étudiants. L'événement, qui s'est déroulé dans le centre-ville, a attiré environ 13 000 participants, bien que les représentants syndicaux estiment que le nombre réel pourrait être plus élevé. La manifestation s'inscrivait dans le cadre d'une journée nationale de mobilisation, au cours de laquelle tous les lycées et plusieurs collèges de la région ont été fermés à cette occasion. Les participants ont mis l'accent sur une série de questions liées à l'éducation, notamment le système d'application Parcoursup, utilisé pour les admissions à l'université en France, ainsi que les préoccupations concernant les absences d'enseignants et les emplois du temps scolaires. Des banderoles affichées lors de l'événement mettaient en avant des revendications pour des changements dans ces systèmes, ainsi que des mesures visant à atténuer l'impact des vagues de chaleur dans les salles de classe et des appels à mettre fin à la répression des manifestations étudiantes. L'ambiance est restée globalement calme tout au long de la journée, avec seulement quelques incidents mineurs signalés en fin de marche dans le quartier Saint-Cyprien et autour des Arènes. L'appel au calme lancé par les lycéens de la région fait suite à un incident survenu à Lens, où les tensions s'étaient déjà enflammées. En plus des lycéens, des étudiants universitaires et un nombre important de personnels de l'Éducation nationale étaient présents à la manifestation toulousaine. De nombreux participants arboraient des supports pour expliquer plus clairement leurs revendications, insistant sur la nécessité de changements systémiques dans le secteur de l'éducation. Cette manifestation s'est tenue dans un contexte plus large de controverse impliquant l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN), qui a été informée de la diffusion d'une vidéo montrant un policier en civil touchant, selon les allégations, les cheveux et la poitrine d'une jeune fille lors de son interpellation à Metz. La vidéo a été rendue publique mardi, et le parquet local a confirmé la survenance de l'incident. En conséquence, les lycées de la région ont été fermés afin d'éviter tout risque de perturbation ou d'escalade des tensions.