Lundi 5 octobre, les manifestations étudiantes ont repris à Toulouse, en France, après une brève pause pendant le week-end. Ces rassemblements, qui durent depuis un certain temps, se sont concentrés sur les lycées et ont été marqués par une intensification des tensions. Près du lycée Raymond-Naves, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser un groupe d’élèves rassemblés devant l’établissement. Cet incident s’est produit alors que les cours se poursuivaient à l’intérieur du lycée, qui semble être devenu un lieu central des protestations. Le lycée Rive-Gauche, resté ouvert, a également connu des perturbations alors que les élèves tentaient de bloquer l’accès au campus. La reprise de la mobilisation étudiante à Toulouse intervient après un week-end de relative accalmie, marqué par des protestations notables le vendredi 2 octobre. À cette date, plusieurs lycées de la ville avaient été soumis à des blocages ou à des tentatives de blocage par les élèves. Face à la résurgence des tensions, l’autorité académique locale, appelée rectorat, a décidé de fermer neuf lycées à Toulouse. Parmi eux figurent les lycées Déodat de Séverac, Stéphane Hessel, Roland Garros, Toulouse-Lautrec, Gallieni, Les Arènes, Émilie de Rodat, Occitanie et Berthelot. Les élèves de ces établissements doivent désormais suivre les cours à distance, dans le cadre d’un plan de continuité pédagogique visant à assurer la poursuite des apprentissages malgré les perturbations. En plus des fermetures d’écoles, le préfet de Haute-Garonne, Fabrice Rigoulet-Roze, a instauré une interdiction des rassemblements, manifestations et défilés à proximité de plusieurs lycées. Cette mesure concerne les lycées Les Arènes, Joseph Gallieni, Stéphane Hessel, Toulouse-Lautrec, Roland Garros, Déodat de Séverac, Émilie de Rodat, l’école hôtelière Occitanie ainsi que le lycée Bellevue. L’interdiction est en vigueur jusqu’à la reprise des cours en présentiel. Les autorités ont indiqué que ces mesures étaient nécessaires pour éviter tout risque de trouble à l’ordre public, de dégradations matérielles ainsi que de dangers pour les élèves, le personnel et les intervenants d’urgence. Ces restrictions s’appliquent dans un contexte où le non-respect des règles pourrait entraîner des sanctions pour les organisateurs et les participants. Bien que les raisons précises des protestations ne soient pas détaillées dans ce reportage, elles s’inscrivent dans un mouvement plus large d’activisme étudiant en France, souvent centré sur des préoccupations liées aux politiques éducatives, aux conditions de vie et à des enjeux sociaux plus larges. La situation à Toulouse reflète les défis persistants auxquels sont confrontées les autorités dans la gestion des manifestations étudiantes, tout en veillant à la sécurité et à la continuité de l’enseignement.