Les Français remplacent le sucre par le miel, le jugeant plus sain, mais les experts préviennent qu'il fait tout de même monter la glycémie.
Le miel comme substitut du sucre en France
De plus en plus de Français remplacent le sucre blanc par le miel, convaincus qu'il aide à mieux maîtriser leur glycémie. Ce réflexe rassurant cache pourtant un effet loin d'être neutre.L'attrait des qualités naturelles du miel
De nombreux Français substituent le sucre blanc par du miel, séduits par son aspect naturel, ses vitamines et son goût aromatique. Pourtant, ce sirop d'abeilles reste très riche en glucides et fait nettement monter la glycémie.L'impact de la consommation répétée de sucre
Florence Thorez, diététicienne-nutritionniste et membre de l'AFDN, rappelle que le problème vient surtout de la répétition des apports en sucre : « On ne devient pas diabétique du jour au lendemain parce qu'on mange du sucre », mais chaque cuillère de miel s'ajoute au reste des apports de la journée.Comparaison des indices glycémiques
Le sucre blanc est constitué de saccharose pur et affiche un indice glycémique d'environ 70, selon Santé Magazine. Le miel, quant à lui, apporte environ 80 g de glucides pour 100 g, en associant fructose et glucose, avec un indice glycémique plus variable.Modération et recommandations de santé
Cet aspect un peu moins glycémique ne doit pas faire oublier la nature du produit. Pour Florence Thorez, « le miel reste un sucre, mais il est moins glycémique, surtout s'il est consommé avec modération ». Elle ajoute : « Il peut donc être privilégié dans certains cas, mais cela ne doit pas devenir un prétexte pour en consommer en excès ! »Variabilité de l'impact glycémique du miel
Nutriton-sante.com indique, pour 17 miels analysés, un indice glycémique moyen de 61, avec des valeurs allant de 35 à 87. Une étude d'Agroscope en Suisse, par exemple, relève 49,2 pour un miel de tilleul et 88,6 pour un miel de forêt, alors que le sucre se situe autour de 65 à 70.