Un plan de suppressions de postes touche la sidérurgie et les stations thermales

Un projet de suppression de 25 000 emplois est en cours, avec des conséquences importantes pour la sidérurgie lorraine et du Nord. Le plan prévoit aussi de réduire le soutien aux communes qui vivent des stations thermales, une mesure qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance ou commémoration officielle et ne mentionne les mutuelles qu'en passant.

Un renoncement discret qui masque des intentions sociales

La mesure est décrite comme un renoncement discret, ou un retrait silencieux, présenté sous les apparences de bonnes intentions sociales. Elle est censée profiter aux 500 000 patients français des stations thermales, souvent atteints de maladies chroniques, qui reçoivent des soins contribuant à soulager leurs maux, à renforcer leur santé et à réduire le recours à d'autres actes médicaux et médicaments.

Les critiques s'opposent aux effets du décret

Les modifications proposées suscitent une forte opposition. Les critiques estiment que le décret pourrait remettre en cause l'existence de la médecine thermale et entraîner la disparition des stations thermales et des activités qui leur sont liées. L'impact économique potentiel est estimé à 200 millions d'euros, ce qui toucherait des communes et des vallées isolées déjà confrontées aux difficultés de la vie rurale.

Les opposants jugent la mesure mal avisée

Les opposants à la mesure la dénoncent comme le fruit d'une bêtise brutale et d'un calcul étroit. Ils soulignent que les stations thermales ne représentent que 0,1 % du budget de l'Assurance maladie, pour 8,3 millions de journées de soins. Selon eux, le coût est négligeable au regard des bénéfices inestimables que procurent les stations.

Les économies pourraient ne pas compenser les coûts à long terme

Les économies attendues, de 200 millions d'euros, sont jugées marginales et pourraient rapidement être absorbées par le coût des médicaments, des hospitalisations et des consultations qui remplaceraient les soins thermaux. L'État finirait par devoir compenser, à long terme, 25 000 personnes qui ne cotiseraient plus et ne paieraient plus d'impôts, et perdrait 4,8 milliards d'euros de retombées économiques annuelles.

Des stations concentrées dans de petites communes

Près de 70 % des stations thermales sont situées dans des communes de moins de 5 000 habitants. Affaiblir ces territoires aggraverait la désertification médicale et économique des campagnes, et fragiliserait davantage des communautés déjà vulnérables.

Une maire promet de combattre la mesure

Marie Costa, maire d'Amélie-les-Bains-Palalda et présidente de la Fédération thermale d'Occitanie, a promis de recourir à tous les moyens juridiques et démocratiques pour mobiliser les élus, les patients thermaux et les populations concernées. Elle qualifie la mesure d'incompétente et de criminelle, et entend obtenir son abandon.