En dix jours, plus de 6 600 personnes, dont de nombreux mineurs, ont été arrêtées lors d’une vaste opération qui suscite de vives critiques de la part des professionnels du droit. Les avocats dénoncent la méthode employée par les autorités, la qualifiant de « logique de maintien de l’ordre totalement inappropriée ». Ils estiment que les moyens mis en œuvre pour faire respecter l’ordre ont conduit à des situations non seulement déplorables, mais potentiellement illégales. Ces arrestations soulèvent de graves questions quant au traitement réservé aux personnes détenues. Des rapports indiquent que beaucoup ont été placées dans des conditions de surpopulation et d’insalubrité, avec un accès limité aux besoins essentiels comme la nourriture, l’eau et les soins médicaux. Ces conditions ont été qualifiées d’inhumaines par des organisations de défense des droits humains et des experts juridiques, qui réclament une enquête indépendante sur le traitement des détenus. Les représentants du droit ont souligné que, si le maintien de l’ordre public est une priorité, les moyens employés doivent respecter les normes internationales en matière de droits humains. Ils ont fait remarquer que les arrestations massives, menées sans garanties procédurales ni protections juridiques suffisantes, pourraient enfreindre les droits fondamentaux, en particulier pour les mineurs, plus vulnérables aux abus et aux mauvais traitements. La polémique a donné lieu à des débats plus larges sur l’équilibre entre sécurité et libertés civiles. Les défenseurs des réformes exhortent les autorités à revoir leurs politiques et à veiller à ce que les mesures prises pour maintenir l’ordre soient à la fois légales et proportionnées. Alors que la situation continue d’évoluer, l’accent reste mis sur la protection des droits de toutes les personnes, et plus particulièrement de celles qui sont détenues.