Thomas Buberl d'Axa met en garde : les assureurs pourraient peiner à couvrir les violences urbaines répétées et appelle l'État à agir pour prévenir de nouveaux dégâts et pillages.
Le patron d'Axa met en garde sur les limites de l'assurance
Thomas Buberl, directeur général d'Axa, a averti que les assureurs pourraient ne pas être en mesure d'indemniser les victimes de violences urbaines si de tels événements se répètent. Il s'exprimait sur BFM Business, lors des « dialogues de l'économie ».Une couverture d'assurance sous pression
M. Buberl a expliqué que si l'assurance peut couvrir les dommages causés par des incidents isolés, des violences répétées pourraient fragiliser la capacité des assureurs à assurer cette couverture. Selon lui, la charge financière pourrait devenir insoutenable si ces événements devenaient fréquents.Un appel à l'action de l'État
M. Buberl a insisté sur le fait que l'État doit prendre au sérieux sa responsabilité en matière de sécurité intérieure afin de prévenir de futures violences. Il a affirmé que, sans intervention des pouvoirs publics, la situation pourrait s'aggraver et causer davantage de dégâts.Des capacités financières, mais un besoin de prévention
Bien que les assureurs soient financièrement en mesure de maintenir leur couverture à long terme, M. Buberl a souligné l'importance de prévenir les violences afin d'éviter des risques durables. Il a noté qu'une action en justice contre l'État est possible, mais qu'elle n'est pas l'objectif, car toutes les parties cherchent à empêcher que de tels événements ne se reproduisent.Coût estimé et réaction des assureurs
Les violences des 17 et 18 octobre pourraient coûter plusieurs centaines de millions d'euros, ce qui a conduit les assureurs français à se mobiliser. France Assureurs, la fédération professionnelle du secteur, a annoncé des mesures exceptionnelles pour soutenir les victimes, notamment le report des délais de déclaration des sinistres et une indemnisation plus rapide.Des mesures inspirées d'événements passés
Les mesures annoncées par France Assureurs ressemblent à celles mises en place à l'été 2023, après la mort de Nahel, ce qui montre une habitude de réponse face aux troubles de grande ampleur.