Une piste intitulée No Title, utilisée dans plus de 100 000 publications sur les réseaux sociaux comme TikTok et Instagram, est devenue la bande-son virale associée au mouvement étudiant en France. La musique accompagne les vidéos montrant les actions des étudiants, qu’il s’agisse de manifestations, de blocages ou de rassemblements pacifiques. Les utilisateurs la décrivent comme « la bande-son des blocages » et « l’hymne de la Génération Z ». Son son simple et ambiant a trouvé un écho auprès des jeunes, créant un moment culturel partagé en pleine période de protestations massives. Cette piste provient d’un court-métrage du YouTubeur Cyprien, daté de janvier 2015. Elle fait partie d’une vidéo de 11 minutes intitulée Technophobe, qui suit le parcours d’un jeune homme devenant allergique aux nouvelles technologies. La morale de l’histoire est qu’il est possible de vivre sans technologie, et la musique accompagne cette découverte. Le morceau est signé par Nodey, un producteur franco-vietnamien actif dans le milieu publicitaire. La vidéo, qui a accumulé un nombre important de vues au fil des ans, trouve désormais une nouvelle pertinence dans le contexte des manifestations étudiantes. Selon les médias spécialisés, l’engouement renouvelé pour ce titre s’explique par son association avec un son de l’enfance de la Génération Z. La vidéo de Cyprien Iov a enregistré près de 45 millions de vues en onze ans, ce qui témoigne de son attrait durable. La piste est devenue un symbole du mouvement étudiant, les utilisateurs l’utilisant pour réclamer plus de moyens dans les écoles et des changements dans les politiques éducatives. Cyprien Iov n’a pas encore réagi au mouvement, mais son ancien collègue Squeezie a témoigné de son soutien aux étudiants. Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, représentant La France Insoumise, a également utilisé ce morceau pour appuyer les revendications étudiantes, renforçant son rôle de son unificateur dans les protestations. Les réseaux sociaux ont joué un rôle central dans la communication des étudiants, servant à documenter les blocages et les manifestations, montrer les actions policières, contester les déclarations politiques et organiser les prochains événements. Ces plateformes sont devenues des outils essentiels pour le mouvement, permettant un partage rapide de l’information et la mobilisation des participants. Certains responsables politiques ont évoqué l’idée de bloquer ces plateformes en raison des violences qui ont marqué certains rassemblements, mais les précédents juridiques ne soutiennent pas de telles mesures. Une ordonnance doit apporter une réponse proportionnée à une menace, ce qui n’est pas le cas ici, selon les experts en droit. Cela illustre la relation complexe entre l’activisme numérique et l’État de droit.