Des lycéens français rencontrent des responsables sur les questions d'éducation et de police, mais restent insatisfaits du résultat.
Les élèves rencontrent des élus locaux
Douze lycéens de Saint-Étienne et de Saint-Priest-en-Jarez ont rencontré le préfet de la Loire, François-Xavier Bieuville, et le directeur académique, Thierry Dickelé, lundi 12 octobre. Cette rencontre s'inscrivait dans le cinquième acte d'une campagne de mobilisation lycéenne portant sur diverses préoccupations.Les sujets soulevés par les élèves
Les élèves ont abordé plusieurs thèmes, notamment la plateforme Parcoursup, utilisée pour l'orientation après le bac, le Pass Culture, un dispositif de chèque culturel, le manque de moyens dans les lycées ainsi que les relations entre les jeunes et les forces de l'ordre.Les élus saluent la rencontre
Le préfet a qualifié le dialogue d'« ouvert et constructif » et a partagé son regard positif sur la rencontre sur le réseau social X. Toutefois, les élèves ne se sont pas déclarés entièrement satisfaits de l'issue de la discussion.Les élèves critiquent la réponse
Un élève, Matthieu, a déclaré au journal Le Progrès que le préfet avait nié l'existence de violences policières, malgré les inquiétudes des élèves. Matthieu a indiqué que le préfet n'avait pas reconnu la demande des élèves d'un dialogue renforcé avec les forces de l'ordre.Des réactions contrastées après la rencontre
Leïla Bella Benchaid, une autre lycéenne, a estimé que la rencontre « a mal commencé et plutôt bien fini », selon les informations rapportées. Les élèves ont également dénoncé un manque de moyens « flagrant » dans les lycées du département.Blocages et mobilisation qui se poursuivent
Malgré les assurances du préfet, selon lesquelles l'État « est à l'écoute de la jeunesse » et vise à « favoriser un climat scolaire serein » et à « maintenir un dialogue permanent », de nombreux lycées étaient toujours bloqués mardi 13 octobre. Le mouvement s'est également étendu aux universités et aux établissements post-bac, l'École d'ingénieur des Mines de Saint-Étienne ayant été bloquée pour la première fois depuis 1968.