Des lycéens en France font face à la répression policière et aux menaces administratives lors des blocus, les lycées Marie-Curie et Marc-Bloch devenant des lieux de tension et d'intimidation.
Des lycéens confrontés à la répression pendant les blocages
Depuis le début des blocages, les lycéens en France font face à une pression policière et judiciaire importante. Certaines directions d'établissement ont également soutenu ces actions répressives contre le mouvement lycéen.Un soutien initial au lycée Marie-Curie
Au lycée Marie-Curie de Strasbourg, les blocages ont commencé le 1er octobre 2026. Dans un premier temps, l'administration et les enseignants semblaient soutenir les élèves. Ils ont fermé l'établissement, mis en place des cours à distance et communiqué avec les élèves par des messages envoyés aux parents et aux élèves.Les enseignants s'organisent en solidarité
Les enseignants du lycée Marie-Curie ont organisé une réunion le 6 octobre pour témoigner de leur soutien aux élèves et voter sur leurs revendications. Un enseignant, qui souhaite rester anonyme, a décrit cette réunion comme un effort collectif pour appuyer la cause des élèves.Un changement d'attitude de l'administration
Durant la deuxième semaine de blocages, l'attitude de l'administration envers les élèves a changé. Un élève prénommé Franz affirme que le CPE (conseiller principal d'éducation) l'a menacé de porter plainte contre lui, ce qui l'a plongé dans la crainte pour son avenir, notamment en vue de son baccalauréat.Des pressions de la part de l'administration
L'administration cherchait à isoler les élèves et à les culpabiliser, selon un enseignant du lycée Marie-Curie. D'autres parents ont reçu des appels téléphoniques et des convocations inexpliquées à des réunions, au cours desquelles des élèves étaient accusés de causer des troubles sans preuve claire.Menaces et intimidation lors des réunions
Lors d'une de ces réunions, un élève prénommé Édouard a été confronté au proviseur et à d'autres membres du personnel. Il se souvient d'une phrase menaçante : « S'il faut donner dix noms à la police, nous saurons lesquels donner. » Cela a marqué un tournant dans l'ambiance, avec un recours accru aux méthodes d'intimidation.Les blocages gagnent le lycée Marc-Bloch
Au lycée Marc-Bloch de Bischheim, lors du premier blocage le 1er octobre, des personnes extérieures à l'établissement ont rejoint les élèves. L'entrée du lycée a été incendiée et une fenêtre a été brisée. L'administration a ensuite demandé au personnel de signaler des incidents ou de fournir des preuves de fautes commises par des élèves.Un sentiment de trahison chez les élèves
La demande de preuves formulée par l'administration a été perçue comme une trahison par les élèves et les enseignants. L'information concernant cette demande n'est parvenue aux élèves que dix jours plus tard, ce qui a suscité frustration et sentiment d'avoir été piégés.Réouverture et intervention policière
Au cours de la dernière semaine avant les vacances scolaires, la direction du lycée Marie-Curie a annoncé la réouverture de l'établissement. Cependant, la police est intervenue rapidement, utilisant des gaz lacrymogènes pour dégager le blocage. Les élèves ont dû traverser un passage difficile à travers les gaz lacrymogènes pour entrer dans le lycée.Les conséquences de la réouverture
La réouverture a conduit à ce que les absences des élèves soient enregistrées comme « injustifiées », ce qui affecte leur dossier scolaire. Les enseignants qui soutenaient les élèves ont subi des pressions pour noter ces absences, craignant des représailles s'ils refusaient.Une mobilisation qui se poursuit
Malgré la réouverture, les élèves du lycée Marie-Curie ont poursuivi leur mobilisation. Ils prévoient de bloquer à nouveau l'établissement, soulignant que leurs actions ne visent pas à éviter les cours, mais à faire avancer leurs revendications. Ils ont l'intention de reprendre le mouvement dès la rentrée du prochain trimestre.